Auditionné ce lundi devant les membres de la commission d’enquête parlementaire, Makhaly Faye, directeur des Grandes Entreprises, est resté inflexible et a défendu son choix de s’exprimer en français. Anta Dia, députée et rapporteure, lui a demandé de répondre en wolof ; un échange tendu a suivi.
Anta Dia voulait que le plus grand nombre de citoyens puisse comprendre les débats, diffusés en direct sur les plateformes sociales. Elle estimait que les explications techniques ne faisaient pas obstacle à l’usage du wolof : le « contrôle sur place » comme le « contrôle sur pièces » pouvaient, selon elle, être expliqués en langue nationale afin de rendre les échanges plus accessibles.
Faye a justifié sa position par le cadre institutionnel de l’audition ainsi que par le statut officiel du français au Sénégal. Il a souligné qu’il intervenait dans un cadre officiel, rapporte Rewmi.
Il a aussi précisé que ses propos s’adressaient aux membres de la commission, non aux personnes suivant la retransmission. Il a présenté sa présence comme destinée à répondre aux questions des élus, et non à diffuser un message au public.
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