L’ancien ministre Jean Baptiste Tine a mis en lumière l’importance des unités de police constituées (FPU) dans les opérations de maintien de la paix des Nations unies. Il intervenait ce samedi à la Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation (FASTEF), à l’occasion d’une session de soutenances de mémoires de Master 2 en Gouvernance sécuritaire, criminologie et géopolitique, organisée par le Centre Africain d’Intelligence Stratégique (CIS PAIX).
Présidée par Mamadou Dramé, la session a été marquée par une intervention de l’ancien ministre autour du thème : « L’implication des unités de police constituées dans les missions de maintien de paix des Nations unies : étude comparative de la MINUSCA et de la MINUSMA et leur impact sur la diplomatie multilatérale ».
Dans son exposé, Jean Baptiste Tine a expliqué que les unités de police constituées occupent désormais une place centrale dans les opérations de soutien à la paix. Ces formations spécialisées, composées de policiers entraînés aux missions de sécurité collective, contribuent notamment à la protection des civils, au maintien de l’ordre public et à la stabilisation des zones affectées par les conflits.
S’appuyant sur une étude comparative des expériences de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), l’ancien ministre a relevé l’évolution des conflits contemporains.
Selon lui, les crises actuelles ne sont plus essentiellement interétatiques, mais davantage marquées par des affrontements internes, l’extrémisme violent, les trafics illicites et la criminalité organisée.
Face à ces nouvelles menaces, Jean Baptiste Tine estime nécessaire de renforcer la coordination entre les composantes civile, militaire et policière des opérations de paix. « Une opération de paix aujourd’hui comprend au moins trois dimensions : une composante civile, une composante militaire et une composante policière », a-t-il indiqué, appelant à une approche intégrée des interventions.
Cette session a également été marquée par la présentation de travaux de recherche portant sur les enjeux sécuritaires contemporains. Parmi les candidats figurent notamment des professionnels de la sécurité et de la santé publique. Le pharmacien inspecteur Mouhamed Thiam, ainsi que d’autres inspecteurs pharmaciens, ont participé à cette promotion consacrée aux questions de gouvernance sécuritaire.
Au total, sept inspecteurs pharmaciens ont obtenu leur Master 2 en Gouvernance sécuritaire, criminologie et géopolitique, avec des travaux axés notamment sur la criminalité pharmaceutique, le trafic illicite de médicaments, la cybercriminalité liée aux produits de santé et les enjeux de santé publique en Afrique de l’Ouest.
De son côté, Christian Tine a obtenu son Master en sciences politiques et relations internationales, spécialité maintien de la paix, avec une recherche consacrée aux problématiques liées aux opérations de paix et à la sécurité internationale.
