La bataille pour la succession d’António Guterres se joue désormais sur une marge étroite. Lors du troisième vote indicatif, tenu à huis clos le 18 septembre 2026, Macky Sall a terminé cinquième parmi les huit candidats encore en lice.
Les candidates latino-américaines prennent l’avantage
Rebeca Grynspan, candidate costaricienne, domine ce tour avec neuf encouragements, cinq découragements et une absence d’avis. La Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett arrive ensuite, avec huit encouragements, six avis défavorables et une position sans opinion.
Cette configuration s’inscrit dans deux tendances : l’hypothèse d’une alternance géographique au profit de l’Amérique latine et l’ambition de faire accéder une femme, pour la première fois, au secrétariat général de l’ONU.
Pour Macky Sall, le bilan est moins favorable. L’ancien président sénégalais totalise cinq encouragements, neuf avis défavorables et une position sans avis. Ces résultats, rapportés par Le Quotidien et relayés par lactuacho, constituent sa plus mauvaise performance depuis le lancement de la procédure informelle.
Le contraste apparaît dans l’évolution des précédents scrutins : six encouragements et sept avis défavorables le 30 juillet, puis encore six encouragements le 21 août. Entre le deuxième et le troisième tour, les avis défavorables sont donc passés de sept à neuf.
La candidature sénégalaise reste ainsi éloignée des neuf soutiens favorables évoqués comme seuil pour progresser, en l’absence de veto d’un membre permanent du Conseil de sécurité. Macky Sall se retrouve par ailleurs au coude-à-coude avec l’Ougandais Olara Otunnu et l’Argentin Rafael Grossi, moins bien classés lors de ce troisième tour.
La procédure doit encore se poursuivre au Conseil de sécurité, avant une nomination formelle par l’Assemblée générale. Le prochain secrétaire général des Nations unies prendra ses fonctions le 1er janvier 2027.





