La Compagnie agricole de Saint-Louis (CASL), longtemps présentée comme un fleuron de l’agro-industrie sénégalaise, est en liquidation. Implantée dans la vallée du fleuve Sénégal, cette rizerie ultramoderne incarnait les ambitions du pays en matière de souveraineté alimentaire. Sa chute met en lumière les fragilités d’une filière rizicole encore dépendante des importations.
La CASL était un symbole de l’objectif d’autosuffisance en riz à l’horizon 2030. Sa liquidation annoncée sonne comme un avertissement pour le secteur. Selon Jeune Afrique, qui a révélé l’information, cette déconfiture illustre les difficultés structurelles de la riziculture sénégalaise.
Le pays dispose pourtant d’atouts : sur 400 000 hectares de terres irrigables, la superficie réellement aménagée reste bien en deçà, comme l’a souligné le ministre de l’Agriculture Mabouba Diagne lors des Grandes Rencontres du Soleil en février 2026. Ce retard dans l’aménagement des terres agricoles freine la production locale.
La filière rizicole subit également la concurrence des importations massives. La CASL, qui devait contribuer à réduire cette dépendance, n’a pas résisté. Sa liquidation intervient dans un contexte où d’autres filières, comme l’avicole, sont aussi fragilisées par des importations frauduleuses.

MAIS DITES NOUS, POURQUOI LA LIQUIDATION DE LA CASL ? C’EST DÛ À QUOI ?