Les plaintes de justiciables concernant les lenteurs et la disponibilité de certains actes ont été évoquées lors d’un séminaire consacré au fonctionnement des juridictions. L’Inspection générale de l’administration de la justice (IGAJ) souhaite renforcer les mécanismes de contrôle, de suivi et d’évaluation.
La rencontre s’est tenue le mercredi 30 septembre 2026 au Centre de Formation Judiciaire. Le contrôle des juridictions était au centre des échanges, avec les difficultés rencontrées par les chefs de cour et de juridiction et le déficit de personnel.
L’IGAJ s’appuie sur ses missions dans les juridictions pour relever que leurs responsables donnent souvent la priorité aux activités juridictionnelles plutôt qu’aux tâches administratives et de contrôle. Cheikh Tidiane Lam, Inspecteur général de l’IGAJ, a estimé que le contrôle devait contribuer à rendre la justice plus fluide. Il a aussi rappelé que les exigences de l’administration appellent des vérifications, qui ne sont pas toujours exercées suffisamment.
Les effectifs concernés comprennent les magistrats, les greffiers et les archivistes. Les juges doivent rendre des décisions, mais aussi traiter et signer différents actes. Selon les chiffres présentés par l’IGAJ, le Sénégal compte un peu plus de 500 magistrats et moins de greffiers. Pour les archives, 16 archivistes sont affectés à plus d’une soixantaine de juridictions et à 16 directions centrales.
La modernisation des procédures constitue un autre axe abordé. Le ministère s’est engagé dans la dématérialisation et l’informatisation des chaînes de traitement à travers le concept « E-Justice », avec pour objectifs la transparence et la bonne gouvernance. Cette exigence de transparence est aussi au cœur des échanges sur la gestion judiciaire : à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a récemment défendu Yassine Fall Sall après les interprétations suscitées par sa sortie sur le sujet. « Je suis passé par elle pour transmettre mon message à d’autres », a expliqué le Premier ministre, avant de saluer le combat qu’elle mène chaque jour et de déclarer : « On ne peut pas avoir un meilleur Garde des Sceaux. » Lactuacho rapporte que la justice rend en moyenne 143 000 décisions par an.





