La crise qui secoue le Programme de Formation École Entreprise (PF2E), lancé en 2018 pour promouvoir la formation duale au Sénégal, prend une nouvelle tournure. Ce jeudi, les agents licenciés ont tenu un sit-in suivi d’un point de presse pour dénoncer ce qu’ils qualifient de “procédure injustifiée” et appeler les plus hautes autorités à intervenir.
Au cœur de la contestation, le licenciement de plus d’une trentaine d’agents expérimentés — assistants techniques, responsables administratifs, comptables, chefs de services régionaux — après plusieurs années de service. Ces derniers affirment avoir été remplacés par de nouveaux recrutements qu’ils jugent “massifs” et “contestables”.
Prenant la parole, Cheikh Faye, ex-chef d’antenne régionale à Ziguinchor, a dressé un tableau sombre de la situation. Selon lui, les agents remerciés ont été les véritables artisans de la montée en puissance du programme. “Pendant sept ans, 32 professionnels dévoués ont servi l’État avec loyauté. Nous avons transformé un simple projet pilote en un modèle incontournable pour l’employabilité des jeunes”, a-t-il déclaré.
Il dénonce une “rupture brutale d’une violence inouïe”, précisant que plusieurs agents ont appris leur licenciement via Facebook, après “sept mois sans salaire et sans considération”. Plus grave encore, il évoque un “remplacement massif” des 32 postes par 48 nouveaux agents, une situation qu’il assimile à du “clientélisme politique et familial”, en contradiction avec les principes de transparence et de bonne gouvernance.
Les agents licenciés soutiennent également que leurs contrats avaient été requalifiés en CDI depuis 2023, à la suite d’une décision de l’inspection du travail. Ils estiment ainsi que leur licenciement est “nul” et ouvre droit à une réintégration immédiate. Toutefois, ils affirment que seules des “indemnités dérisoires” leur sont proposées à ce stade.
Face à ce qu’ils considèrent comme une impasse, les ex-agents disent avoir privilégié le dialogue, sans succès. “Nos demandes d’audience auprès du ministre de la Formation professionnelle sont restées sans réponse”, a regretté Cheikh Faye.
Se défendant de toute posture politique, ils lancent un appel direct au président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko. Ils réclament la réintégration immédiate des 32 agents licenciés ainsi que l’ouverture d’une enquête sur la transparence des recrutements au sein du PF2E et, plus largement, des programmes du ministère.
Dans un contexte où l’État affiche son ambition de renforcer la formation professionnelle et l’insertion des jeunes, cette crise pourrait fragiliser un dispositif présenté comme stratégique.
Bien, le ministère du travail a du pain sur la planche. S’il doit y avoir des licenciements ça devrait être nos bons à rien d’inspecteurs du travail.
Tu as tout à fait raison lamine ce qui est regrettable c k il y a bcp d’agent et de syndicat qui sont intéressé k par les intérêts 👍
OUI L’ETAT AFFICHE SON AMBITION DE FORMER ET INSERER BEAUCOUP DE JEUNES C.EST UNE TRES BONNE CHOSE, MAIS AVEC DU SÉRIEUX.
MOI SUIS ADMINISTRATEUR GÉNÉRAL D’UNE ÉCOLE HÔTELIERE J’AI JAMAIS BÉNÉFICIÉ DE L’ OFFRE DE CE PF2EE MALGRÉ MES DEMARCHES. ON DIRAIT Y’ AVAIT DU CLIENTÉLISME.Pourtant beaucoup d’écoles refusaient monde parce que servies à l’infini.
Un jour un groupe de jeunes est venu me voir à mon bureau à l’école pour me que leur directeur d’école les a envoyé pour qu’ils fassent un stage dans mom école en pâtisserie , du jamais vu. Stage d’une école à une autre école.
Ils m’ont dit que c’est l’Etat qui a payé pour eux dans le cadre du PF2EE , ils ont fait 6 mois de formation en pâtisserie sans aucun jour de pratique.Ce qui se passait au temps de l’ ancien régime est mal profond