Libasse Diop dénonce les dossiers remis au GAIPES le jour des réunions

À l’Assemblée nationale, le 4 novembre 2026, Libasse Diop a été entendu par la Commission d’enquête parlementaire présidée par la députée Oulimata Sidibé. Créée à l’unanimité — 129 voix sur 129 votants — cette commission examine les conditions d’octroi et de renouvellement des licences de pêche industrielle depuis l’entrée en vigueur du Code de la pêche maritime de 2015.

Le président du Groupement des Armateurs et Industriels de la Pêche au Sénégal (GAIPES) a critiqué le suivi des procédures administratives dans le secteur, rapporte pressafrik. Selon lui, les représentants du GAIPES reçoivent souvent les dossiers d’évaluation le jour même des réunions. Ces délais, a-t-il estimé, ne permettent pas d’examiner en profondeur les caractéristiques techniques des navires. Il s’est engagé à remettre aux députés l’historique des courriers d’alerte envoyés à l’État.

L’audition a également porté sur le fonctionnement de la Commission consultative d’attribution des licences et sur la place des acteurs privés dans la régulation des ressources maritimes. La commission parlementaire avait déjà interrogé, le 21 octobre, Salif Mandiang, président de l’Union patronale des mareyeurs exportateurs du Sénégal (UPAMES), notamment sur le rôle de cette organisation dans la Commission consultative et les risques potentiels de conflit d’intérêts. Le 2 novembre, l’ancienne ministre des Pêches et de l’Économie maritime Fatou Diouf, qui a dirigé le département d’avril 2024 à juin 2026, a également annoncé qu’elle répondrait à la convocation des députés.

Libasse Diop a pris la tête du GAIPES en juillet 2024, en remplacement de Saër Sarr.

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