Au moins 12 personnes, dont un enfant, ont été tuées vendredi dans le sud du Liban lors de nouvelles frappes israéliennes, malgré le cessez-le-feu en vigueur, selon des informations concordantes relayées dans le pays.
D’après Al Jazeera, huit personnes ont été tuées à Habboush, dans le district de Nabatieh, et au moins huit autres ont été blessées, parmi lesquelles un autre enfant et une femme. Le média cite son correspondant Obaida Hitto, qui a fait état d’une série de frappes aériennes ayant détruit un quartier résidentiel. Des équipes de la Défense civile libanaise ont ensuite fouillé les décombres à la recherche de victimes.
Selon les mêmes informations, d’autres frappes ont touché au moins six localités du sud du Liban au cours de la journée. L’Agence nationale d’information libanaise a, de son côté, fait état de quatre morts supplémentaires dans des attaques près de Tyr et Nabatieh. Elle rapporte également que l’armée israélienne a détruit des habitations, un couvent et une école vendredi.
Avant la frappe sur Habboush, l’armée israélienne a diffusé un ordre d’évacuation visant les habitants de cette localité située au nord du fleuve Litani. Son porte-parole arabophone, Avichay Adraee, a demandé sur les réseaux sociaux aux résidents de s’éloigner immédiatement d’au moins 1.000 mètres. La veille, la même localité avait déjà été visée sans avertissement préalable. Jeudi, au moins 28 personnes avaient été signalées tuées au Liban.
Israël affirme viser le Hezbollah, groupe libanais soutenu par l’Iran. Mais, selon les données relayées dans ce bilan, une part importante des personnes tuées sont des civils. Le Hezbollah a indiqué avoir poursuivi ses attaques contre des forces et véhicules israéliens à l’intérieur du Liban, disant avoir ciblé un char Merkava, d’autres véhicules ainsi que des soldats à Sour. Israël maintient par ailleurs une présence dans certaines zones du sud libanais, qu’il présente comme une zone tampon.
Le Centre d’opérations d’urgence du ministère libanais de la Santé publique a annoncé vendredi que 2.618 personnes ont été tuées et 8.094 blessées depuis le début des hostilités le 2 mars. Ce bilan continue de s’alourdir malgré le cessez-le-feu négocié par les États-Unis, annoncé le 17 avril et prolongé jusqu’au 17 mai.