Les enseignants membres de la Fédération des syndicats de l’enseignement supérieur ont observé, ce vendredi, un débrayage accompagné d’assemblées générales dans les universités publiques du Sénégal.
Au cœur de leurs revendications figure la généralisation de l’indemnité de logement, qu’ils estiment leur être due depuis l’entrée en vigueur d’un décret présidentiel en janvier 2025.
Réunis notamment à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, les syndicalistes ont dénoncé ce qu’ils qualifient d’injustice à l’égard des personnels de l’enseignement supérieur.
Selon le porte-parole du jour de la Fédération, Amadou Aw, la forte mobilisation témoigne du caractère légitime de leur revendication.
« Aujourd’hui, nous avons observé le débrayage et, comme vous le constatez, la mobilisation est massive. Cela montre que ce que nous réclamons est légitime. Il ne s’agit de rien d’autre que de la généralisation de l’indemnité de logement », a-t-il déclaré.
Le responsable syndical rappelle que « le président de la République avait signé un décret généralisant cette indemnité à tous les agents de l’État depuis janvier 2025 », tout en regrettant que « les enseignants du supérieur n’en bénéficient toujours pas ».
Selon lui, toutes les démarches administratives ont déjà été entreprises auprès des autorités compétentes, notamment du ministère en charge de l’Enseignement supérieur.
«Le ministre évoquait une base juridique. Cette question a été réglée lors du séminaire de Saly, en présence du directeur de la Fonction publique. Les documents ont été transmis pour être soumis au président de la République, mais jusqu’à présent, l’État n’a toujours pas agi », a-t-il expliqué.
Les syndicats affirment que leur plateforme revendicative est plus large, mais précisent que la priorité actuelle reste exclusivement l’indemnité de logement. « Ce qui nous a motivés aujourd’hui, c’est uniquement la généralisation de cette indemnité », a insisté le porte-parole.
S’adressant directement au chef de l’État, les enseignants estiment que lui seul est en mesure de débloquer la situation. « Nous interpellons directement le président de la République, parce que c’est lui seul qui peut décanter cette situation », a balancé tout de go Amadou Aw.
Le mouvement se veut, pour l’heure, un avertissement. Après les assemblées générales, les enseignants ont repris leurs activités, mais préviennent qu’en l’absence de réponse des autorités, ils durciront leur position.
« Aujourd’hui, c’est un débrayage d’avertissement. Dans les semaines à venir, nous passerons à la vitesse supérieure si aucune solution n’est trouvée », a-t-il averti.
