Selon l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), le commerce extérieur sénégalais a enregistré une évolution favorable en juillet 2026, portée par une forte progression des exportations et un repli des importations. Le Sénégal renoue avec le vert avec un excédent de 62,1 milliards FCFA.
Exportations en hausse, importations en baisse. Le Sénégal signe un excédent de plusieurs milliards. Selon les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les exportations se sont établies à 668,2 milliards de FCFA, en hausse de 27,3 % sur un mois.
Cette performance porte leur cumul à fin juillet à 3 822,5 milliards de FCFA, soit une progression annuelle de 54,7 %.
Cette dynamique est principalement tirée par le pétrole brut (273,4 milliards), l’or non monétaire (124,7 milliards) et les produits pétroliers raffinés (73 milliards).
La Suisse demeure le premier client du Sénégal avec 14,9 % des exportations, devant les Pays-Bas (13,9 %) et le Mali (11,8 %).
Dans le même temps, les importations ont reculé de 7,3 % en juillet, pour s’établir à 606 milliards de FCFA. Leur cumul depuis janvier atteint 3 898,9 milliards, contre 4 204,4 milliards à la même période de 2025, soit une baisse de 7,5 %.
Les achats restent dominés par les produits pétroliers raffinés (207,1 milliards) et le pétrole brut (112,3 milliards).
Un solde commercial repasse dans le vert
Le croisement de ces deux évolutions permet au Sénégal de dégager un excédent commercial de 62,1 milliards de FCFA en juillet.
Il s’agit d’un net redressement après le déficit de 128,9 milliards enregistré en juin 2026. L’ANSD souligne ainsi une amélioration de 191 milliards de FCFA du solde commercial sur un mois.
À fin juillet, toutefois, le solde cumulé reste déficitaire à -67 milliards de FCFA, mais il s’est fortement amélioré par rapport aux -932,3 milliards enregistrés sur la même période en 2025.
À retenir : le Sénégal exporte davantage, importe moins et réduit progressivement son déficit commercial. Cette évolution confirme le poids croissant des hydrocarbures et de l’or dans les performances extérieures du pays.
