À l’approche de l’année scolaire 2026-2027, le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS) annonce une possible perturbation des cours. L’organisation syndicale reproche au gouvernement de ne pas avancer dans l’application du protocole d’accord conclu en avril avec les syndicats d’enseignants.
Dans ses instances, le SELS affirme avoir relevé une absence d’évolution et un non-respect de plusieurs engagements. Le front syndical durcit ainsi le ton, au risque de raviver un conflit qui pourrait affecter le fonctionnement de l’école. Le syndicat n’exclut pas de nouvelles actions pouvant aller jusqu’à la paralysie des enseignements.
Cette tension est également nourrie par le contentieux autour des retenues opérées sur les salaires des enseignants grévistes. L’État avait prélevé entre 50 000 et 300 000 francs CFA sur les rémunérations des agents concernés. Pour le leader du SELS, Amidou Diédhiou, ces ponctions sont excessives et illustrent l’absence de dialogue entre les autorités et les organisations syndicales.
La retraite des enseignants décisionnaires constitue l’un des principaux points de tension. L’accord prévoyait la reprise, en août 2026, des échanges sur l’âge de départ ainsi que sur la revalorisation des pensions.
Au 14 septembre, le syndicat dit n’avoir reçu ni invitation ni information sur la relance de ces discussions. Hamidou Diédhiou, secrétaire général du SELS, demande que les parties se réunissent pour examiner la situation des enseignants.
« Il faut que la place de l’enseignant soit une fois encore réhabilitée et que l’école sénégalaise puisse en tirer le maximum de profit », a déclaré le responsable syndical sur les ondes d’iRadio. Il présente cette revendication comme un moyen de restaurer la dignité des enseignants dans le système éducatif sénégalais.
Le SELS attend donc des mesures concrètes des autorités. En l’absence de progrès sur les engagements pris et de réponse au dossier des ponctions salariales, il laisse ouverte la possibilité d’actions affectant le déroulement de l’année scolaire 2026-2027, selon les informations rapportées par pressafrik.
Le Conseil syndical du SELS s’est réuni le 12 septembre, après le bureau national le 10 et le Conseil d’administration le 11.

Nous sommes de tout cœur avec ces braves enseignants qui se retrouvent dans tous les coins ou recoins du Sénégal et qui y vivent dans des conditions difficiles. Aussi légitimes que sont vos revendications, il serait plus acceptable d’y associer les questions d’ordre pédagogiques, de matériels et d’équipements pouvant rendre plus fonctionnelle votre mission d’enseignement et d’encadrement des élèves dont le niveau en français est déplorable.
Élargir le champ des revendications aux questions infrastructurelles et équipementieres, rendrait plus compréhensibles l’argent les populations qui, souvent disent » assez des problèmes d’argent, Khalifa rek ».
Ressaisissons-nous.