La scène politique sénégalaise connaît une recomposition majeure. Le limogeage d’Ousmane Sonko le 22 mai 2026, suivi de son élection à la présidence de l’Assemblée nationale quatre jours plus tard, a installé une cohabitation inédite. Dans ce contexte, l’ancien stratège électoral du Pastef, Aldiouma Sow, revient sur les fractures au sein de l’ex-parti au pouvoir.
Devenu ministre conseiller chargé des Affaires politiques à la Présidence, Aldiouma Sow officialise sa rupture avec la direction du Pastef. Dans un entretien accordé à EnQuête+, il annonce la création d’une nouvelle formation politique tout en revendiquant une fidélité inébranlable au « Projet » qui l’avait conduit à rejoindre le mouvement en 2015.
Celui qui fut responsable des élections puis de la stratégie du Pastef dénonce une dérive du parti, passé selon lui des idéaux d’éthique et de patriotisme à une logique de conquête du pouvoir. Il fustige une culture « messianique » dominée, selon ses termes, par des « Sonko-dépendants ». Exclu des instances dirigeantes et relevé de ses fonctions de coordinateur communal à Somone après avoir évoqué une dynamique autour du président Bassirou Diomaye Faye, Aldiouma Sow refuse pourtant l’étiquette de dissident. Il continue de se considérer comme membre du Pastef, arguant que le retrait du parti de la coalition Diomaye-Président n’a jamais été validé par les instances compétentes.
S’il soutient sans réserve le chef de l’État, en qui il voit « l’incarnation institutionnelle du Projet », il distingue nettement l’action de Diomaye Faye des évolutions internes du Pastef. Son engagement, assure-t-il, n’a jamais faibli, y compris lors de son séjour au Canada en 2023, qu’il présente comme un projet universitaire et non un exil politique.
La création annoncée de ce nouveau parti survient alors que le paysage politique s’est redessiné. Le limogeage d’Ousmane Sonko et son installation au perchoir de l’Assemblée nationale le 26 mai 2026 ont consacré une cohabitation entre les deux figures de l’alternance. Aldiouma Sow, lui, continue d’exercer ses fonctions à la Présidence, où il conseille le chef de l’État sur les affaires politiques.

Mais yenne guenne nguene si. Moume nguene deme.
Khana tu n’es pas dehors ? Vous avez foulé aux pieds le projet que le peuple a voté c’est à dire vous avez trahis le vote des sénégalais
Parler pour ne rien dire rien ne sert de courir à point tu contredis connard de quel projet tu parles celui du pastef ou du non existant bébé parti coalition niamou mbam