Thierno Alassane Sall accuse l’Assemblée nationale de se tromper de priorité en visant la discipline des députés, alors qu’il dit voir le pays confronté à des urgences économiques et sociales. « Le pays coule sous beaucoup d’autres urgences », a lancé le leader de République des Valeurs.
Le député estime que cette réforme sur les sanctions contre les absentéistes s’inscrit dans une logique plus large de contrôle institutionnel. Il a aussi parlé, dans des propos relayés à IGFM, de « la répression de la presse et de plusieurs secteurs ».
Des critiques sur les priorités
Pour Thierno Alassane Sall, les véritables priorités devraient porter sur le contrôle des dépenses publiques, les politiques agricoles et la gestion des urgences économiques. Il oppose ces sujets au choix de concentrer les efforts parlementaires sur la discipline des députés.
Le parlementaire a également mis en cause le fonctionnement interne de l’Assemblée nationale. Il évoque des conditions de travail « lamentables », un budget qu’il juge opaque et un manque de transparence sur certaines dépenses.
Budget et fonctionnement visés
Dans le détail, il cite les avantages accordés aux responsables parlementaires et les missions à l’étranger parmi les points visés par ses critiques. Entre la dénonciation d’une réforme disciplinaire et celle d’un budget présenté comme opaque, ses déclarations portent à la fois sur les priorités affichées et sur le fonctionnement de l’institution.