Au lendemain du lancement du nouveau parti présidentiel et de la visite du chef de l’État à Touba en prélude au Grand Magal, l’ancien ministre de l’Économie Abdourahmane Sarr livre une réflexion sur le rôle des partis politiques et l’exercice du pouvoir. Il s’appuie sur le message du porte-parole du Khalife général des Mourides, qui a invité les responsables politiques à éviter le « fëtël » et à privilégier la « nguurma ».
« Le pouvoir doit choisir la « nguurma », pas le « fëtël » ». Après le lancement du parti présidentiel, l’ancien ministre appelle à la noblesse d’État.
Dans une publication sur le réseau social X, Abdourahmane Sarr établit un parallèle avec l’essai Note sur la suppression générale des partis politiques de Simone Weil, qui dénonçait la tendance des partis à privilégier leurs intérêts au détriment du bien commun.
Sans partager son appel à supprimer les partis, il estime que ceux-ci restent indispensables à la conquête démocratique du pouvoir, mais que leur mission évolue une fois les élections remportées.
L’ancien économiste du FMI rappelle que « la souveraineté ne se décrète pas, elle se construit », une idée qui, selon lui, est désormais largement partagée.
Pour lui, le véritable défi commence après la victoire électorale, lorsque les dirigeants doivent gouverner dans l’intérêt exclusif de la Nation et éviter que les intérêts partisans ne prennent le dessus.
Abdourahmane Sarr voit dans la notion de « nguurma » une invitation à exercer le pouvoir avec « hauteur d’État, impartialité et sens de l’intérêt général ».
Il estime que, dans un paysage politique désormais structuré autour de deux grands pôles issus d’une même victoire électorale, la liberté de jugement demeure essentielle pour préserver la qualité du débat démocratique.
Le lendemain du lancement du nouveau parti présidentiel, à l’occasion de la visite du Chef de l’État à Touba en prélude au Grand Magal, le porte-parole du Khalife général des Mourides a lancé un message qui m’a profondément interpellé. Il a appelé à éviter le “fëtël” et à… pic.twitter.com/050VeXTVsL
— Abdourahmane SARR (@RahmaneSARR) July 27, 2026

Un chef de parti peut il menacer un autre chef de parti? Doyna waar