Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a signé ce vendredi 10 juillet 2026 une circulaire destinée aux procureurs généraux, aux procureurs de la République ainsi qu’aux présidents de juridictions, ce texte officiel traduit une détermination sans équivoque à mettre fin au recours excessif à la détention provisoire.
Selon Seneweb, cette situation alarmante sature les prisons sénégalaises et affecte directement les finances publiques. Selon le Garde des Sceaux, l’engorgement des cellules « influe négativement sur la gestion des détenus, l’environnement carcéral ainsi que sur l’utilisation des crédits de fonctionnement des prisons ».
Plus grave encore, le document rappelle que cet état de fait compromet gravement « le respect par l’Etat du Sénégal de ses engagements internationaux et des standards relatifs aux bonnes conditions de détentions ». Face à ce constat, le ministre réaffirme sans ambiguïté « l’exigence pour les procureurs de rationaliser le recours systématique aux mandats de dépôt afin d’éviter les cas de détention non nécessaire ». L’autre grand chantier de cette circulaire concerne la dérive consistant à utiliser les services de police ou de gendarmerie comme des instruments de recouvrement de créances privées. Le ministre note avec insistance qu’il lui est revenu « que certaines procédures se rapportant à des créances ou dettes sont encore traitées dans les services d’enquête et des mesures de contrainte prises, dans des conditions qui ne laissent au mis en cause aucune autre alternative que le paiement ».
Pour y remédier, Me Moussa Sarr exige des réformes pratiques immédiates. Il invite les magistrats à « privilégier les modes alternatifs de règlement des différends, dans les affaires à connotation financière (escroquerie, abus de confiance) » et à « favoriser, au stade des poursuites, le recours à la mise en liberté, surtout lorsque la personne poursuivie offre des garanties suffisantes de représentation ». La circulaire intime également l’ordre de veiller à ce que « les plaintes portant sur des faits de nature civile ou commerciale soient classées » et d’exiger « le refus d’informer pour les plaintes avec constitution de partie civile portant sur de tels faits ». Enfin, le ministre prône une utilisation accrue des alternatives modernes à l’incarcération, notamment « le placement sous surveillance électronique qui offre, dans une certaine mesure, les mêmes avantages que la détention ».

Ndax Yallah, il y eu tellement d abus ,sur ces affaires civiles traitées au niveau des commissariats et de la gendarmerie, en espérant que cette fois ci le rappel du ministre sera entendu
Pourquoi Ousmane Dormeur Diagne n’a pas pris cette décision ?
La diffamation doit aussi y figurer.