Après la publication, le 2 octobre 2026, de la « Liste noire N° 1 » du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) de Dakar demande que son nom en soit retiré.
Dans un communiqué publié le lendemain, l’institution rejette son assimilation à des « opérateurs frauduleux » et conteste l’affirmation selon laquelle elle ne serait ni reconnue ni autorisée à délivrer des doctorats. Le MESRI cite notamment le CEDS parmi les établissements dont les doctorats sont délivrés de manière irrégulière. Cette mise en cause concerne aussi des diplômes déjà soutenus : Cheikh Oumar Diagne, alors ministre-conseiller et directeur des Moyens généraux à la présidence, a obtenu au CEDS un doctorat de géoéconomie le 10 octobre 2024. Sa thèse portait notamment sur la question monétaire.
Le retrait de la liste noire est la demande portée par la présidence du Conseil d’orientation stratégique du CEDS. Pressafrik rapporte que l’institution présente son agrément définitif, obtenu en 2016, comme couvrant ses formations de la Licence au Doctorat. Elle rappelle également bénéficier au Sénégal d’un accord de siège et d’immunités diplomatiques depuis 1999.
Le CEDS estime que les autorités font une différence de traitement, puisqu’elles ne contesteraient pas ses diplômes de Licence et de Master, mais s’opposeraient à ceux de Doctorat. L’établissement dit craindre des effets sur le rayonnement diplomatique du Sénégal et sur sa réputation.
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La direction affirme rester mobilisée pour défendre les droits de l’institution et se dit prête à engager un dialogue avec les autorités compétentes. En 26 ans d’existence, le CEDS dit avoir formé des milliers de hauts fonctionnaires, ministres et officiers.


