Entre citoyenneté et calcul électoral, Lansana G. Sakho tranche nettement. Le président du Conseil d’administration de l’APIX affirme qu’« on ne construit plus de citoyens, on construit des électeurs », avec une citoyenneté qu’il juge remplacée par une mobilisation ponctuelle et émotionnelle.
Dans cette prise de position relayée par Rewmi, il soutient que le citoyen éclairé devient secondaire pendant que l’électeur disponible occupe une place centrale, l’objectif n’étant plus de former des esprits critiques mais de sécuriser des voix. Il évoque aussi une démocratie qui se rétrécit, une éducation civique affaiblie et un intérêt général qui s’efface derrière l’intérêt partisan, avant d’ajouter que l’électeur « se manipule plus facilement que le citoyen ne se convainc ».
Très bien. LGS abordé ici un sujet important qui mérite l’attention de tous et de toutes. Former des militants/votants prime sur la construction de la citoyenneté au Sénégal. Pourtant ce souci était pris en charge par l’état à travers le ministère de la jeunesse et de la construction citoyenne avant de revenir dans ses nouveaux attributs.
Revenir sur la construction citoyenne, permettrait de disposer d’une jeunesse bien formée et capable de relever les défis nombreux auxquels le Sénégal se trouve confronté.
Les politiciens, dans leur écrasante majorité, ont contribué à la situation actuelle en orientant par tous les moyens les jeunes sur le terrain politique.
Là, vous avez vraiment bien raison. Lorsque des gens sortis de l’ombre par le président Macky Sall et à qui ce dernier à tout donné, s’érigent aujourd’hui comme ses plus grands pourfendeurs, vous avez très certainement tous les bons droits de vous interroger sur l’honneur et la citoyenneté de certaines personnes dans ce pays.