L’administration pénitentiaire interdit les fouilles à nu par note de service

Les détenus ne subiront plus de fouilles corporelles intégrales au Sénégal. La Direction générale de l’Administration pénitentiaire a publié une note de service qui acte la fin des fouilles à nu dans les prisons sénégalaises, a appris Xalimasn.

Datée du lundi 10 août 2026, la note est signée du directeur général Aliou Ciss. Elle précise que cette décision vise à « renforcer le respect des droits humains et de la dignité des personnes privées de liberté ».

Cette pratique, dénoncée depuis des années par les organisations de défense des droits humains pour son caractère humiliant, ne sera plus appliquée lors de l’admission des nouveaux détenus. La directive entend concilier les impératifs de sécurité et le respect de l’intégrité physique.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité des annonces faites par les plus hautes autorités. En août 2025, le Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, avait promis devant les députés l’inscription au budget 2026 d’une ligne dédiée à l’acquisition de matériel moderne pour mettre fin aux fouilles « inhumaines et dégradantes ».

Un an plus tard, en juillet 2026, le président Bassirou Diomaye Faye, recevant les rapports annuels de l’Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLPL), avait insisté sur l’installation de portiques de détection et le développement des peines alternatives.

La note de service concrétise ces orientations. Elle intervient alors qu’un appel d’offres a déjà permis d’attribuer le marché des scanners corporels de dernière génération, capables de détecter tout objet sans contact. L’association Contribuable 221, dirigée par Thierno Mountaga Sy, avait été reçue par le ministre pour évoquer ce déploiement technologique.

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