À l’occasion du 1er mai, les syndicats de La Poste ont dressé un réquisitoire contre la direction générale, qu’ils accusent de n’avoir pas engagé le redressement attendu de l’entreprise. Le secrétaire général du SNTPT, Ibrahima Sarr, a pris la parole ce vendredi pour dénoncer une situation qu’il juge fortement dégradée, un an après les propositions formulées par les travailleurs.
D’après IGFM, les agents avaient pourtant mis sur la table, il y a un an, un « New Deal technologique » présenté comme une feuille de route pour relancer l’entreprise. Cette initiative avait réuni les acteurs du numérique et du secteur postal autour d’un panel de réflexion. Mais selon Ibrahima Sarr, l’évaluation faite un an plus tard est « décevante », la direction n’ayant pas su, d’après le syndicat, exploiter ce programme ni appliquer les 15 recommandations phares issues du conseil interministériel consacré à La Poste.
Le front syndical affirme que la seule orientation mise en œuvre a concerné la rationalisation des effectifs, à travers un plan de départs négociés qu’il qualifie d’« approximatif ». Le syndicat soutient que cette opération a été menée sans véritable dialogue ni inclusion, poussant des travailleurs à quitter l’entreprise dans un contexte de désespoir. Aucune donnée chiffrée sur le nombre de départs n’a été communiquée dans le contenu source.
Les représentants des travailleurs évoquent également une dégradation du réseau physique. À Dakar Fann, le bureau présenté comme une ancienne vitrine du réseau serait aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. À Kaolack, la recette principale est décrite comme en grande difficulté. À Ziguinchor, le bureau central resterait fermé depuis les événements de 2021, faute de ressources pour sa réhabilitation, selon les déclarations rapportées.
Le point de crispation mis en avant par le syndicat concerne la réfection du logement de fonction du Directeur général. Comme l’indique IGFM, les syndicats dénoncent la signature d’un contrat de 50 millions de FCFA pour rénover cette résidence, alors même que la direction invoquerait une rareté des ressources pour expliquer l’absence de réfection de plusieurs bureaux de poste. Ibrahima Sarr affirme que la procédure aurait été lancée en juillet 2024 avant d’être exécutée en octobre 2024.
Face à cette situation, le front syndical interpelle directement l’État et demande un suivi du conseil interministériel ainsi qu’une évaluation de l’aptitude de l’équipe dirigeante à conduire les réformes. Une question écrite a, selon le contenu source, été déposée par un député à l’Assemblée nationale. Le syndicat prévient qu’il produira des preuves si des contre-vérités sont avancées dans la réponse à cette interpellation.
Au lieu de renvoyer ces politiciens incompetent recrutes par des politiciens, ce gouvernement parlent de depart volontaires avec ces parasites. La poste ne se redressera jamais tant que les recrus politique et incompetent ne seront pas renvoye et l’effectif controle.