« Le plus important désormais, c’est le travail. » À Kolda, cette formule d’un notable résume l’accueil réservé à l’entrée de Mamadou Lamine Dianté dans le nouveau gouvernement. La région, absente du gouvernement Sonko 2, retrouve un portefeuille avec sa nomination à la tête de la Fonction publique et de la Réforme du service public.
Dans les rues du centre-ville, des habitants interrogés dans la matinée ont dit leur satisfaction de voir un ressortissant de la région accéder à l’exécutif. Le micro-trottoir réalisé à Kolda par le correspondant local de PressAfrik cite notamment un fonctionnaire en congé rencontré au marché central.
Pour plusieurs personnes interrogées, le passé syndical de Mamadou Lamine Dianté constitue un argument pour son nouveau département. Elles évoquent son expérience du dialogue social, des revendications professionnelles et de la défense des travailleurs. Un fonctionnaire le décrit comme « un homme d’expérience » et estime qu’il peut porter des réformes utiles dans le service public.
Cette satisfaction locale n’efface pas les réserves exprimées sur la situation politique nationale. Des habitants du Fouladou disent regretter la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko, un duo dans lequel ils plaçaient des espoirs. Depuis le 22 mai, la séquence politique est marquée par le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature, puis par la nomination d’Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô au poste de Premier ministre le 25 mai.
Un jeune enseignant affirme que la complémentarité entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko avait nourri des attentes, avant une orientation qu’il dit constater « avec regret ». Des habitants appellent aussi les nouveaux ministres à répondre aux préoccupations quotidiennes et à présenter des résultats vérifiables. Le 26 mai, Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 165.
