Khadija Mahécor Diouf défend le leadership féminin dans les instances de Pastef

Mairesse de Golf Sud, membre de Pastef et du Cabinet d’Ousmane Sonko, Khadija Mahécor Diouf décrit sa fonction comme une responsabilité exercée avec gratitude et gravité.

Elle explique que la mairie constitue le premier niveau de gouvernance, avec des responsabilités confiées par l’État et des moyens parfois insuffisants. Son expérience du terrain lui permet, selon elle, de mieux comprendre la vision du développement portée par Ousmane Sonko et de la traduire en actions au niveau local. L’entretien publié par pressafrik aborde le leadership féminin au sein de Pastef et la place des femmes dans les décisions politiques.

Mais son regard sur le parti est aussi marqué par une alerte sur son fonctionnement interne. Khadija Mahécor Diouf a dénoncé des infiltrations de l’ancien régime et estimé que « notre parti, Pastef, ne fonctionne plus ». Cette critique souligne les tensions qui entourent le renouvellement des bases et la capacité du mouvement à préserver son organisation et ses objectifs politiques.

La maire estime que les femmes doivent être jugées sur leurs compétences plutôt que sur leur genre. Son parcours d’ingénieur et la gestion de grands projets lui ont permis de défendre une approche fondée sur la technicité, l’expérience et l’humanité. Elle affirme également que les femmes élues doivent multiplier les preuves de leur capacité à diriger les territoires.

Khadija Mahécor Diouf appelle les femmes à ne pas rester en retrait face aux responsabilités. Elle rappelle que les collectivités locales interviennent directement dans la santé, l’éducation et le cadre de vie des familles. Elle cite un déficit de représentation au Sénégal : 18 femmes maires sur plus de 500 collectivités et moins de trois femmes présidentes de département.

Elle invite les partis politiques à investir davantage de femmes et encourage ces dernières à se positionner, à faire valoir leurs compétences et à postuler. À propos de Pastef, elle considère que le renouvellement des bases du parti offre une occasion aux femmes d’accéder davantage aux instances de décision. Cette ouverture reste toutefois liée, dans son analyse, à la nécessité de restaurer un fonctionnement politique clair et de protéger le parti contre les infiltrations qu’elle dénonce. Elle précise que le mouvement des femmes ne doit pas les éloigner des autres espaces de responsabilité.

Khadija Mahécor Diop indique qu’elle représente les femmes d’Afrique au Conseil mondial des maires.

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