Keur Massar : un Safar de jeunes pour la fraternité, sans affiliation religieuse

À l’approche du Grand Magal de Touba, prévu le 2 août 2026, le quartier de Keur Massar Nord a vibré au rythme d’un Safar inhabituel. Des jeunes du quartier, réunis autour de Baye Modou, Samba, Petit La et Marie Faye, ont transformé ce rassemblement spirituel en un moment de fraternité et de cohésion sociale, sans s’appuyer sur aucune structure religieuse.

Un Safar de partage et de solidarité

Dès le matin, les bénévoles se sont affairés aux derniers préparatifs. Aux fourneaux, plusieurs femmes ont confectionné des plats traditionnels dont les senteurs ont embaumé les lieux, témoignant de l’importance accordée à l’accueil et au partage. Les récitals religieux et les séances de zikr ont rythmé la journée, réunissant des habitants de tous âges dans un climat de convivialité.

Les initiateurs, qui se confient à Xalima, expliquent leur démarche : « Nous ne sommes affiliés à aucune structure religieuse. Nous avons simplement souhaité réunir les habitants autour des valeurs de solidarité, de fraternité et de partage qui caractérisent le Grand Magal. C’est une occasion de renforcer les relations entre voisins et de consolider le vivre-ensemble. »

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique du Safar, qui a débuté mi-juillet par une marche de milliers de fidèles mourides à Diourbel. Cette dixième édition avait rassemblé des participants du Sénégal et de l’étranger, confirmant la ferveur croissante autour du Magal, comme l’a souligné le maire de la ville, M. Fall. À Keur Massar, l’accent est mis sur la proximité et l’autonomie des jeunes, loin des grandes organisations.

« Nous voulions créer un espace de rencontre favorisant le rapprochement entre les populations », ont ajouté Baye Modou et ses amis.

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