« Une alimentation électrique fiable » est présentée comme indispensable au fonctionnement du site minier aurifère de Diamba Sud, à Kédougou. L’enjeu est à la mesure du projet : Fortuna Mining prévoit une production moyenne de 116 000 onces d’or par an, avec un pic à 158 000 onces, pendant une durée de vie estimée à 9,4 ans.
Wärtsilä a obtenu un contrat d’Africa Power Services (APS) pour fournir cinq moteurs Wärtsilä 32. Ces équipements doivent alimenter la mine exploitée par la société canadienne Fortuna Mining, dont l’étude de faisabilité évalue la valeur actuelle nette après impôts à 1 milliard de dollars, pour un taux de rendement interne de 60 %.
La centrale de 14 MW sera installée hors réseau afin d’assurer une fourniture continue d’électricité dans cette zone reculée de l’enclave de Kenieba-Koudougou. La livraison des équipements est annoncée pour mars 2027, tandis que le démarrage opérationnel est prévu avant la fin de la même année. Le capital initial nécessaire au développement de Diamba Sud est estimé à 397,5 millions de dollars, ce qui renforce l’importance de la maîtrise des risques opérationnels dès la mise en production.
Cette solution vise à répondre aux contraintes liées à l’isolement du site et à la continuité de son alimentation. Cédric Fernandez, directeur général d’APS, a expliqué qu’une coupure imprévue pourrait entraîner des risques financiers et opérationnels pour une mine non raccordée au réseau électrique.
L’entreprise indique que l’installation doit contribuer à réduire ces risques dès le début de l’exploitation et à accompagner les besoins énergétiques futurs du site. Ces besoins pourraient aussi s’accroître avec l’extension envisagée par Fortuna Mining : le groupe a déboursé 200 millions de dollars pour acquérir le projet aurifère de Bambadji, adjacent à Diamba Sud, une opération présentée par sa direction comme susceptible de permettre un agrandissement significatif du complexe minier.
L’information a été rapportée par pressafrik.
