Le président de l’Association sénégalaise pour le suivi et l’assistance aux malades mentaux (ASSAMM), Ansoumana Dione, dénonce ce qu’il considère comme une « accusation arbitraire » visant le Centre Ansoumana Dione de Kaolack, une structure qui, selon lui, a accueilli et pris en charge de nombreux malades mentaux. Il attaque le rapport de l’ONLPL et saisit la justice.
Dans une déclaration, Ansoumana Dione affirme que son centre a été cité dans le rapport 2024 de l’Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLPL), transmis au président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Il estime avoir été, à cette occasion, « victime de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles ».
Pour défendre ses intérêts, le président de l’ASSAMM indique avoir saisi la justice. « Une plainte a été déposée au Tribunal de Grande Instance de Kaolack, le 07 septembre 2026, et la décision du Procureur de la République est attendue », précise-t-il.
Ansoumana Dione conteste notamment la présentation de son centre comme un lieu de privation de liberté. Il s’appuie sur le passage du rapport consacré à une mission effectuée les 6 et 7 décembre 2024.
Le document indique : « (…) visitent le centre Ansoumana Dione de Kaolack, les 06 et 07 décembre 2024. En vertu des dispositions de l’article 6 de la loi précitée, les autorités responsables dudit lieu de privation de liberté sont invitées à faciliter l’exercice de cette mission. »
Pour Ansoumana Dione, cette mention constitue un élément central du différend. Il estime que la qualification retenue par l’Observateur national des lieux de privation de liberté porte atteinte à l’image et à la mission de son centre, présenté comme une structure d’assistance aux personnes souffrant de troubles mentaux.
