Visé par une photo diffusée sur les réseaux sociaux, Kambatouko Mendy, ancien Directeur de l’Exploitation de Dakar Dem Dikk et coordonnateur de la cellule d’entreprise KIIRAAY, répond dans une lettre ouverte. Il dénonce une manipulation, revient sur son parcours et appelle à « l’alignement » des dirigeants des sociétés publiques sur la vision du Président Bassirou Diomaye Faye.
Dans sa lettre adressée à Madame Sokhna Soda Ndao, assistante du maire de Dakar, Kambatouko Mendy revient d’abord sur le cliché qui circule. On y voit l’auteur aux côtés de M. Amadou Ba et de M. Ousmane Sylla. Pour lui, cette image a été « extraite de son contexte » pour lui coller l’étiquette de « boy d’Amadou Ba ».
Il tient à clarifier : s’il porte ce tee-shirt, c’est par loyauté envers M. Ousmane Sylla, ancien DG de Dakar Dem Dikk. Il raconte avoir traversé en 2022 une « mutation arbitraire » vers Kaolack, qualifiée d’abusive par le tribunal du travail. C’est M. Sylla qui, en 2023, l’a réintégré et nommé Directeur de l’Exploitation. « Il m’a rendu ma dignité. Il m’a choisi sur ce que je valais, pas sur qui je connaissais. Je n’ai jamais adhéré à son mouvement, le FCP », précise-t-il. Il ajoute n’avoir jamais été membre de l’APR ni du parti de M. Amadou Ba et n’avoir jamais participé à leurs réunions.
L’ancien directeur revient ensuite sur son engagement lors des émeutes de 2023. Il affirme avoir été le seul directeur présent sur le terrain après l’incendie du dépôt de MTOA. En collaboration avec le GIGN, il dit avoir mis en place une brigade mobile de salariés volontaires pour dévier les bus. Résultat selon lui : aucun bus caillassé, aucun bus brûlé, et une flotte de 369 bus Iveco neufs préservée pour le DG actuel.
Se réclamant « Patriote Républicain », il rappelle coordonner aujourd’hui la cellule KIIRAAY de DDD, la première installée au siège du parti. Il dit répondre à l’appel du Chef de l’État, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.
Kambatouko Mendy élargit ensuite son propos à la gouvernance des sociétés publiques. Il estime qu’un DG ou PCA nommé par l’État ne peut « défier le Chef de l’État » et utiliser « l’argent du peuple » pour se construire une base politique en vue de 2029. Pour lui, c’est une « question de survie politique ». Il plaide donc pour le limogeage des dirigeants qui ne partagent pas la vision présidentielle et leur remplacement par des « hommes et des femmes de confiance ».
Il termine en balayant les accusations : deux ans à la Direction de l’Exploitation, dit-il, sans le moindre scandale financier, foncier ou autre. Il rappelle son parcours : Chef de Bureau, Responsable Communication, Responsable des Zones Centre et Sud, Conseiller Technique, puis Directeur de l’Exploitation. Il cite aussi avoir autorisé en 2024 la liste Pastef de DDD à faire campagne et avoir soutenu financièrement la coalition Yewwi Askan Wi lors des dernières locales.
« Je ne rase pas les murs, Madame. Je les regarde droit dans les yeux, pour mieux les protéger », conclut-il
