Justice et politique : « Il faut tirer les meilleures leçons du cas Farba Ngom … », (Alioune Tine)

Il faut tirer les meilleures leçons du cas Farba Ngom, pour éviter de donner l’impression d’instrumentaliser politiquement ou de prendre une revanche pour régler un compte politique contre un adversaire politique.

En l’absence de Macky Sall , Farba Ngom par sa légitimité et son influence politique est le responsable politique de l’APR le plus indiqué pour jouer la fonction de bouc-émissaire. Son tres influent adversaire politique a déclaré son verdict bien avant son proces par la justice sénégalaise.

Elu député et maire, jouissant de la confiance des électeurs, ce qui aurait pu inciter à des circonstances atténuantes. Il a été vite inculpé, son immunité parlementaire levée et détenu pendant plus d’un an en prison.

Pour blanchiment, alors que l’argent qu’il a touché ne vient pas d’une source douteuse mais du trésor public. Malade , des experts désignés par la justice déclarent son état de santé incompatible avec la prison. On ferme les yeux et les oreilles et on le maintien en prison.

Une violation délibérée et continue des droits de la personne, une violation caractérisée et choquante de l’état de droit. C’est pour cela que la décision de la Cour suprême est salutaire apres la parenthèse grotesque et scandaleuse de l’affaire du téléphone pour le maintenir en prison.

La Cour suprême du Sénégal a sauvé la justice et l’état de droit au Sénégal, par une décision qui l’honore. Apres ce qui s’est passé avec Mansour Faye, un autre bouc-émissaire, il faut examiner sérieusement la possibilité d’adopter une loi sur la présomption d’innocence permettant aux personnes crédibles comme les élus, les anciens ministres, les individus qui disposent de garanties de représentation, qui travaillent, qui ont un domicile de comparaître libres, sans bracelets électroniques. Sortir de la présomption de culpabilité.

Le respect des droits humains, des libertés fondamentales est une garantie pour le respect et la sauvegarde de l’état de droit dans le contexte l’émergence des regimes autoritaires, populistes ou dictatoriaux.

Alioune Tine*

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7 commentaires

  1. Monsieur Tine vous n’avez plus aucune crédibilité, vous cautionnez le pastef et ses dirigeants à ruiner le pays et semer le discorde entre les peuples du Sénégal

  2. Rires !
    Allez dire ça à Dioumaye Yoroul Foulah qui cherche désespérément des partenaires pour son funeste projet de 2éme mandat.

  3. Monsieur tine vous parlez de populisme, vous avez tout faux.
    Et la création de macky ?
    Vous dites que la cour suprême a sauvé l état de droit.
    Sauvé.
    Non grave ,grave
    Vous parlez de justice.
    Le droit est votre fond de commerce. Il vous a permis d exister, d être au devant de la scène. Oubien vous le faites exprès.
    Vous ne connaissez pas la justice.
    Grave

  4. Ce vieux grigou doit savoir se taire, il devient ridicule et cupide.
    La société civile senegalaise ne doit pas se sentir a l’aise avec ce gougnafier qui ne l’honore pas

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