Depuis l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) à Diamniadio, le Sénégal bénéficie d’une exposition internationale, mais l’enjeu est désormais d’en tirer des retombées durables.
La cérémonie s’est tenue le samedi 31 octobre 2026 au stade Abdoulaye Wade. Souleymane Amar, spécialiste en marketing territorial, considère que les Jeux peuvent mettre en valeur les infrastructures, la culture, les savoir-faire et les talents du pays.
Cette visibilité ne se limite pas aux compétitions. Pendant 15 jours, 2 700 athlètes âgés de 15 à 17 ans, venus de 200 pays et engagés dans 35 sports, se retrouvent à Dakar, Diamniadio et Saly. Pour le président du Comité d’organisation, Mamadou Diagna Ndiaye, les échanges entre ces jeunes font partie du soft power des Jeux. Il a aussi appelé les 500 journalistes accrédités à Dakar à contribuer au rayonnement du Sénégal et à raconter une autre Afrique.
Dans une analyse publiée par lesoleil, Souleymane Amar distingue la communication territoriale, qui contribue à faire connaître un lieu, du marketing territorial des JOJ, qui suppose aussi de structurer une offre, de la promouvoir auprès de publics ciblés et de créer les conditions de bénéfices durables. À ses yeux, la visibilité est un point de départ ; l’attractivité et les retombées doivent suivre.
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Cette dynamique, estime-t-il, doit associer les collectivités, l’État, les entreprises, les artisans, les artistes, les sportifs, les associations et les habitants. Les populations peuvent notamment présenter leur patrimoine, leurs initiatives culturelles et leurs produits locaux aux visiteurs. La jeunesse, elle aussi, doit prendre une place active dans cette ambition : le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a appelé à faire des Jeux un moteur d’inspiration, d’excellence et d’opportunités pour les jeunes Sénégalais et africains, en soulignant le rôle du sport dans le développement de la confiance, des compétences et des talents.
Les Jeux pourraient aussi offrir des débouchés aux artisans, restaurateurs, transporteurs, opérateurs touristiques et entrepreneurs. Souleymane Amar préconise de faciliter l’accès des visiteurs aux offres disponibles, de mettre en lumière les acteurs économiques et de favoriser les contacts commerciaux susceptibles de se poursuivre après la compétition.
Le spécialiste recommande également de recueillir les retours des visiteurs et de documenter les expériences réussies. Lors de la deuxième édition du Forum des territoires, organisée à Bruxelles en juin dernier, les échanges ont porté sur la coopération entre collectivités et secteur privé. Le projet de ville intelligente de Notto Diobass y a illustré cette complémentarité entre vision territoriale et partenariat économique.



