À sept semaines du lancement des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la flamme olympique a été accueillie samedi à Dakar. Cet événement constitue une première pour le continent africain, qui n’avait encore jamais organisé de rendez-vous olympique.
Allumée à Athènes jeudi, la torche est arrivée au Sénégal le même jour. Elle a ensuite été présentée au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en présence de Kirsty Coventry, présidente du Comité international olympique (CIO). La flamme olympique au Sénégal a été placée au centre d’une cérémonie organisée devant le palais présidentiel.
Le chef de l’État a associé ces Jeux à la jeunesse africaine, estimant qu’elle regarde l’événement « avec confiance et avec fierté ». Cent femmes vêtues d’orange et de jaune ont ensuite accompagné la torche jusqu’au Monument du Souvenir africain, sur la corniche de Dakar. Selon l’AFP, citée par Lecourrier, elle doit parcourir 3 600 kilomètres à travers les 14 régions du Sénégal. La vasque a été allumée par l’ancienne basketteuse sénégalaise Mame Maty Mbengue.
Cette séquence intervient alors que le Sénégal cherche aussi à clarifier l’avenir de son équipe nationale de football, autre vitrine majeure du sport du pays. Patrick Vieira a été choisi par la Fédération sénégalaise de football pour la diriger, une nomination entérinée à l’unanimité par le Comité d’urgence de la FSF. Prévu pour quatre ans, son contrat serait assorti d’un salaire mensuel estimé entre 35 et 45 millions de francs CFA, mais il n’est toujours pas signé. En attendant le feu vert de l’État, Vieira est retourné en France, laissant planer l’incertitude sur la succession de Pape Thiaw. Son arrivée, malgré une carrière au plus haut niveau, ne dissipe pas non plus les interrogations sur un bilan d’entraîneur qui divise.
