Au Sénégal, la dette publique reste au centre d’une controverse politique. Une association sénégalaise basée en Italie soutient que les infrastructures des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 sont liées à la « dette cachée ».
Le lien entre les JOJ de Dakar 2026 et la dette cachée est au cœur du communiqué daté du 1er novembre de l’Association des Sénégalais de la Diaspora. Comme le rapporte LII Quotidien, l’organisation salue la tenue des Jeux et présente les investissements réalisés comme la preuve de la capacité du pays à concrétiser des projets structurants.
Elle cite le stade Abdoulaye Wade, où s’est déroulée la cérémonie d’ouverture, la Dakar Arena et son annexe olympique, la tour de l’Œuf et sa piscine, le stade Léopold Sédar Senghor réhabilité, ainsi que le TER et le BRT. L’association attribue ces équipements à la vision de l’ancien président Macky Sall et les décrit comme un patrimoine destiné aux générations futures.
Sur la controverse autour de la dette, elle écrit que si ces investissements correspondent à une « dette cachée », le Sénégal aurait encore besoin de plusieurs autres. Elle estime que les réalisations sont désormais jugées à l’aune de leur utilité et de leur visibilité. Mais la visibilité d’un équipement et son utilité ne règlent pas, à elles seules, la question de la manière dont il a été financé ni celle des engagements inscrits dans les comptes publics.
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Cette interrogation s’inscrit dans un débat qui dépasse les infrastructures des Jeux : le Fonds monétaire international a confirmé une sous-déclaration d’environ 5 milliards de dollars de dette entre 2019 et 2024. Le Pr Falilou Coundoul conteste la lecture politique de la « dette cachée » et demande plutôt un examen global de l’ensemble des engagements de l’État. L’enjeu est donc aussi de distinguer la valeur des investissements de la traçabilité et de l’ampleur des obligations publiques.
L’association salue également l’intervention de Ndiaga Ndiaye lors de la cérémonie d’ouverture. Celui-ci a remercié Macky Sall pour le lancement de la candidature sénégalaise et la mise à disposition des premières infrastructures, puis le président Bassirou Diomaye Faye pour avoir poursuivi le processus jusqu’à son terme. L’organisation présente cette reconnaissance comme un acte de responsabilité et de vérité historique.
Elle appelle les responsables politiques et institutionnels à tirer les leçons de cette expérience. Tout en rappelant que la transparence sur la dette publique est une exigence démocratique, elle affirme que celle-ci ne doit pas conduire à nier les investissements réalisés.
Selon l’association, la pandémie de Covid en 2020 et les conflits mondiaux n’ont pas empêché le financement et l’organisation des Jeux.





