Des artisans cordonniers de la Médina ont reçu, ce mardi 7 juillet 2026, leurs attestations de formation des mains du ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam. Selon les informations rapportées par Leral, cette cérémonie a couronné un programme de renforcement de capacités initié par l’Agence pour la Promotion et le Développement de l’Artisanat (APDA), avec l’appui de plusieurs partenaires, dont l’entreprise sénégalaise MARAZ, référence du « Made in Sénégal ».
Les sessions de formation ont permis aux bénéficiaires d’améliorer leurs compétences techniques et opérationnelles, tout en s’adaptant aux nouvelles exigences du marché de la maroquinerie et du travail du cuir. L’objectif était de préparer ces artisans à saisir les opportunités offertes par les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, dont les préparatifs battent leur plein.
Une dynamique portée par les institutions
Le projet a mobilisé plusieurs institutions nationales et internationales. Le Comité international olympique (CIO), le Comité d’organisation des JOJ Dakar 2026 (COJOJ), le Bureau international du Travail (BIT), l’Agence française de développement (AFD), la Coopération allemande (GIZ) et l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME) ont tous contribué à sa mise en œuvre. Cette synergie illustre la volonté des autorités de faire de l’artisanat un levier de développement économique et de création d’emplois.
Le programme ne s’arrête pas à la formation. Il prévoit également la construction d’une Maison du Cuir, une infrastructure moderne destinée à professionnaliser toute la filière cuir sénégalaise. Ce centre devrait améliorer la compétitivité des artisans et valoriser le savoir-faire local, alors que le secteur peine à capter une valeur ajoutée significative.
Un constat dressé lors d’un atelier tenu au début du mois de juillet par le Fonds d’appui à la stabulation (Fonstab) et la Direction des industries animales (Dia) a révélé l’ampleur du manque à gagner. En février dernier, le gouvernement avait déjà identifié la filière cuirs et peaux comme un levier stratégique, avec un programme industriel évalué à 1 549 milliards de francs CFA. Actuellement, 70 % des peaux collectées au Sénégal sont exportées à l’état brut, privant le pays d’une importante valeur ajoutée.
