Ismaila Diallo : « On ne développe pas un peuple, un peuple se développe »

Joseph Ki-Zerbo l’avait dit, Ousmane Sonko l’a compris.

Le développement n’est pas un cadeau venu d’ailleurs, ni un projet imposé d’en haut. C’est un processus vivant, comme celui d’un être humain : on ne fait pas grandir un enfant de l’extérieur, il grandit. Et grandir, c’est se développer, c’est changer de comportement pour mieux vivre.

Un peuple ne se développe que lorsqu’il change son regard, ses habitudes et sa manière d’agir : travailler avec rigueur, s’instruire, s’organiser, protéger le bien commun, croire en ses propres forces.

Mais ce changement ne tombe pas du ciel. L’État a le devoir de réunir les conditions du développement de son peuple : une école qui forme, des hôpitaux qui soignent, une justice équitable, la sécurité, l’énergie, les routes, l’accès au crédit et à la terre.

L’État ne se substitue pas au peuple, il lui ouvre le chemin. Le peuple, lui, doit marcher. Le vrai développement naît de cette rencontre entre un État responsable et un peuple acteur de son destin.

Dr Ismaila Diallo*

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