L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) a annoncé une inflation annuelle de 0,4 % pour le mois de juin 2026, a constaté Senenews. Un chiffre qui semble indiquer une quasi-stabilité des prix, mais qui contraste avec le ressenti de nombreux Sénégalais, convaincus que tout devient plus cher.
Ce décalage tient à la nature même de l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC). Celui-ci mesure l’évolution moyenne d’un vaste ensemble de biens et services, pondérés selon un budget type. Il ne reflète donc pas la réalité d’une famille particulière, dont le panier de consommation peut être très différent de la moyenne.
Des ménages qui ne ressentent pas la même inflation
Une famille dakaroise consommant surtout du riz et profitant d’une baisse de sa facture d’électricité ne subira pas la même inflation qu’un foyer d’une autre région, plus dépendant des légumes frais, de la viande et des transports. En juin, l’ANSD note que les prix alimentaires ont même reculé de 0,2 % sur un an, une statistique qui surprend tant la perception dominante est inverse.
Les mois précédents illustrent ces écarts. En mai 2026, sous l’effet de la Tabaski, le prix des caprins sur pieds avait bondi de 20,8 % en un mois, tandis que le poisson frais chutait de 8 %. En avril, les fruits tropicaux avaient diminué de 11,4 %, contribuant à une baisse mensuelle de 0,5 % de l’indice général. Ces variations extrêmes, compensées par d’autres baisses, expliquent pourquoi l’inflation moyenne peut rester basse alors que certains produits flambent.
En mai 2026, l’inflation annuelle atteignait encore 1,3 %, soit bien plus que les 0,4 % de juin, ce qui montre aussi la volatilité de l’indicateur. En mai dernier, le prix des caprins sur pieds avait grimpé de 20,8 % en un mois.

ALHAMDOULILLAH …