Après la tournée de Yankhoba Diémé à Ziguinchor, le Dr Ibrahima Badji en a défendu le principe et le déroulement. Le coordinateur de Kiiray en Gambie estime que la mission a été fructueuse et qu’elle a suscité une importante mobilisation, dans un contexte où le parti présidentiel cherche à répondre aux critiques sur son implantation et son action en Casamance.
Présent aux côtés du ministre des Forces armées, il explique que celui-ci devait rencontrer les autorités religieuses, coutumières et les populations afin de leur exposer la situation politique du Sénégal, à la demande du président Bassirou Diomaye Faye. La délégation a notamment échangé avec l’imam ratib de Bignona, les imams de Ziguinchor, l’imam ratib d’Oussouye, le roi Sibiloume Diédhiou et des chefs religieux du département de Bignona.
À l’entrée de Bignona, Yankhoba Diémé a été accueilli par des militants, des habitants et des porteurs de masques traditionnels, notamment des Kumpó. La tournée l’a ensuite conduit de Diouloulou à Madina Daffé, puis à Kabadio, avec des rencontres auprès des autorités religieuses et des populations. À Diouloulou, l’imam Malick Thiam a reçu la délégation et des prières ont été formulées pour le ministre et pour le président de la République.
Ibrahima Badji affirme que l’accueil a réuni des jeunes, des femmes, des anciens et des sages. Il estime que les populations ont apprécié la venue du ministre, présenté comme un fils du terroir. Dans les déclarations rapportées par l’État et relayées par EMedia, il soutient que les échanges ont aussi permis d’éclairer la question des fonds politiques, au cœur de controverses au Sénégal.
La tournée avait également une dimension politique et programmatique. À Oussouye, Yankhoba Diémé a rencontré plusieurs autorités coutumières et religieuses pour leur transmettre les salutations du président Bassirou Diomaye Faye. Les discussions ont porté sur le deuxième pont de Ziguinchor, la route Ziguinchor-Cap Skirring, l’axe Oussouye-Mlomp, la liaison Bignona-Diouloulou-Kafountine et le tronçon Ziguinchor-Mpack. Le ministre a déclaré que le chef de l’État souhaitait concrétiser ces projets et qu’il viendrait lui-même poser la première pierre du deuxième pont de Ziguinchor.
Ibrahima Badji a également défendu les fonds politiques, rappelant qu’ils ont existé sous les présidences de Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall. Selon lui, ces ressources peuvent notamment servir à soutenir des familles religieuses et des personnes en difficulté. Il accuse par ailleurs certains responsables de recourir à la manipulation et à la désinformation. Il a ainsi contesté une publication affirmant que Yankhoba Diémé aurait été hué à Bignona, alors que le ministre ne s’y était pas encore rendu au moment de sa diffusion.
Issu du Pacte Africain, le médecin explique avoir rejoint Kiiray en raison d’un discours qu’il juge patriotique, responsable et républicain. Il insiste sur la défense de l’unité nationale et sur des valeurs sénégalaises comme le ngor, le jom, le fouleu et le fayda.
Cette volonté d’élargir la mobilisation s’est aussi exprimée lors d’une séance d’information et de recadrage réunissant des représentants de la Casamance, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la diaspora. Les participants y ont fait part de leur volonté d’aller sur le terrain pour implanter et organiser le parti présidentiel dans les différentes localités de la région. Fatoumata Niang Ba, membre fondatrice du mouvement, a expliqué son ralliement à Kiiray par conviction, dans le contexte de la fusion de 437 partis annoncée le 25 juillet.
Le coordinateur de Kiiray en Gambie veut désormais mobiliser les Sénégalais établis dans ce pays et, plus largement, la diaspora. Il annonce des rencontres avec des responsables de partis et de mouvements ainsi qu’avec de jeunes Sénégalais vivant à l’étranger. Mamadou Mbaye, vice-coordinateur de la coordination de Gambie, Omar Gueye et Ibrahima Wane Almamy ont participé à la rencontre.

Doff mome wakhou doff rekk laye wakh…