« Le jour où l’on mobilisera pour un meeting, ils vont lire l’heure », a déclaré Yankoba Diémé devant les responsables de KIIRAAY réunis à Ziguinchor.
Le ministre des Forces armées rencontrait les représentants de la Casamance, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la diaspora pour une séance d’information et de recadrage. Les participants ont fait part de leur volonté d’aller sur le terrain afin d’implanter et d’organiser le parti présidentiel dans les différentes localités de la région.
Cette ambition d’implantation intervient alors que KIIRAAY cherche à transformer le soutien au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye en force politique structurée. Fatoumata Niang Ba, membre fondatrice du mouvement, a ainsi expliqué son ralliement à KIIRAAY par conviction, dans le contexte de la fusion de 437 partis annoncée le 25 juillet. La massification affichée devra toutefois s’accompagner d’une organisation solide dans les territoires.
La rencontre entre Yankoba Diémé et les responsables de Kiiraay en Casamance, rapportée par EMedia, s’est déroulée en présence du coordonnateur de PASTEF Congo-Brazzaville et de responsables de la diaspora africaine. Comme l’a rapporté Yankoba Diémé, ces derniers souhaitent désormais accompagner le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye au sein de cette formation.
Le ministre a expliqué qu’il voulait intervenir en deux étapes : une première séquence destinée à la presse, puis des échanges internes avec les responsables présents. Très ému par les témoignages reçus, il a aussi évoqué son parcours politique dans le Sud, où il a dirigé PASTEF de 2018 à 2024.
Il a rappelé avoir privilégié le projet et la figure d’Ousmane Sonko plutôt que sa propre visibilité. « De 2018 à aujourd’hui, vous ne verrez personne se promener en Casamance avec un T-shirt portant ma photo », a-t-il affirmé.
Yankoba Diémé est ensuite revenu sur les critiques suscitées par son soutien à Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il a dit avoir longtemps refusé de répondre aux attaques relayées sur les réseaux sociaux, estimant que le temps des justifications était révolu.
Il a toutefois livré une dernière clarification sur ce choix. Certains cadres de la Casamance lui reprochaient d’avoir empêché la région d’avoir son premier président de la République en soutenant Diomaye. En réponse, il a demandé comment qualifier le fait qu’il n’ait pas lui-même été retenu, alors qu’il se trouvait aux côtés d’Ousmane Sonko, lors de la désignation du candidat chargé de porter le projet présidentiel.
Le ministre a présenté la désignation de Bassirou Diomaye Diakhar Faye comme un choix divin et collectif. « On a choisi celui qu’on devait choisir, et il a honoré ce choix : c’est le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye », a-t-il déclaré sous les acclamations de la salle.
Pour lui, qualifier cette décision de trahison constitue donc une mauvaise lecture de la situation. Il estime que le choix de Diomaye Faye était le meilleur et le plus juste, en rappelant que ses anciens camarades reconnaissaient ses qualités, son attachement au Sénégal et sa capacité à travailler.
Yankoba Diémé a également assuré que son engagement auprès du chef de l’État ne reposait ni sur la sympathie ni sur la compassion. Il considère Bassirou Diomaye Faye comme « une chance pour le Sénégal » et comme un bâtisseur dont le pays a besoin.
Malgré les divergences politiques, le ministre continue de présenter Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, comme son frère. « Frères un jour, frères pour toujours », a-t-il lancé, invitant les responsables à dépasser les querelles au profit de l’intérêt du Sénégal.
Il a demandé aux ministres originaires de la zone Sud, aux directeurs généraux, aux présidents de conseils d’administration et aux autres responsables proches du président Diomaye de rester unis. « Nous ne pouvons pas vous demander ici d’être unis alors que nous, au gouvernement, nous ne le serions pas », a-t-il martelé.
Le ministre a par ailleurs rendu hommage à Djireye Clotilde Coly, qu’il a décrite comme une personnalité efficace mais parfois discrète sur le plan politique. Il a cité son implication dans l’organisation des navétanes à Bignona et sa démarche pour obtenir un soutien destiné à réduire les charges de sécurité des jeunes participants.
Il a aussi évoqué le ministre de la Fonction publique, qu’il présente comme un frère originaire de Kolda et un ancien syndicaliste engagé dans le dialogue social.
Au cœur de son message figurait la transformation de la mobilisation populaire en implantation politique durable. Yankoba Diémé a retenu trois priorités pour KIIRAAY : la mobilisation, la structuration et la massification.
Le défi est d’autant plus important que l’élargissement du mouvement s’accompagne déjà d’une forte compétition pour l’organisation locale. À Mbacké, des altercations ont eu lieu à la permanence de KIIRAAY autour de la désignation de Mamadou Abib Diop à la coordination du parti à Touba. Ces tensions illustrent la difficulté de convertir rapidement les ralliements en chaînes de responsabilité acceptées par tous.
À l’inverse, la dynamique de mobilisation reste réelle : plus de 700 jeunes ont rejoint les Jeunes Patriotes pour la République en 96 heures, dans le cadre du lancement de l’Opération Phénix. Pour KIIRAAY, l’enjeu consiste désormais à canaliser ce type d’adhésion et à l’inscrire dans une présence régulière sur le terrain.
Il a enfin pris pour exemple l’accueil reçu à son arrivée à l’aéroport de Ziguinchor, où la forte présence enregistrée constituait, selon lui, une démonstration de mobilisation.

Trop de blabla, faut organiser les élections on verra qui va lire l’heure.
Les gens ont faim koffi fay xaliss mou nieuw meeting rien de spécial. Va voir les meetings damadou avant les élections
Il ne recadre pas il est entrain de creuser les blessures des sénégalais au lieu de soigner les plaies les sénégalais lont bel et bien entendu à bignona des paroles qui blessent la population avec sa diomaye ne sera plus jamais au grand jamais maintenu au pouvoir