IA : Le Sénégal ambitionne de former 500 000 jeunes et professionnels

Le Sénégal veut accélérer son positionnement dans l’intelligence artificielle. À travers le programme « Sénégal AI Scaling Up », le ministère des Télécommunications et du Numérique, avec l’appui de la Fondation Gates et de plusieurs partenaires internationaux, ambitionne de former 500 000 personnes aux métiers et aux usages de l’intelligence artificielle. Ainsi, le Sénégal veut passer de consommateur à producteur d’intelligence artificielle.

mploi, innovation, technologie. Le Sénégal veut changer d’échelle avec l’IA. L’initiative vise à structurer l’écosystème national en fédérant chercheurs, start-up, entreprises, étudiants et utilisateurs autour d’une stratégie commune.

Roger Thiam, directeur général de l’Économie numérique et du Partenariat, explique que l’objectif est de faire de l’IA un véritable moteur de croissance économique.

« L’intelligence artificielle ne doit pas être juste une technologie utilisée par les Sénégalais », souligne-t-il. Le responsable estime que le pays doit également développer ses propres infrastructures et concevoir des solutions technologiques destinées au marché national et à l’ensemble du continent africain.

Inscrit dans le cadre du New Deal technologique et du projet Sénégal Digital Factory, le programme bénéficie de l’accompagnement de plusieurs partenaires, dont la Banque mondiale, l’AFD, le PNUD, l’UNICEF, KOICA et JICA.

La formation constitue l’un des principaux axes de cette stratégie. Les 500 000 bénéficiaires ciblés comprennent aussi bien les étudiants et les travailleurs que les personnes n’ayant jamais reçu de formation aux outils numériques.

Pour Roger Thiam, cette montée en compétences doit s’accompagner de débouchés professionnels. Il rappelle que la création d’emplois dans le secteur ne dépend pas uniquement de l’État, mais également des entreprises et des structures spécialisées qui développent déjà des activités dans l’intelligence artificielle.

Avec « Sénégal AI Scaling Up », les autorités ambitionnent ainsi de stimuler l’innovation, de renforcer les compétences locales et de favoriser l’émergence d’emplois qualifiés.

Le principal défi reste désormais de traduire cet objectif de 500 000 personnes à former en compétences opérationnelles et en opportunités professionnelles durables.

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