Dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle dans le monde de l’édition, Ndeye Nogaye Babel Sow, également connue sous le nom de Mme Niass, donne son avis sur la place de cette technologie dans la littérature. Pour elle, l’IA constitue avant tout un outil de travail qui ne doit pas être diabolisé, à condition que son utilisation soit transparente.
L’auteure estime que l’intelligence artificielle peut parfaitement accompagner le travail littéraire, sans pour autant remplacer la réflexion et la créativité humaines. Elle compare son utilisation à celle d’un médicament prescrit par un médecin : avant de l’administrer à son enfant, une mère peut prendre le temps de vérifier sa composition et ses éventuels effets secondaires. De la même manière, le recours à l’IA nécessite discernement et responsabilité.
Pour Ndeye Nogaye Babel Sow, le véritable enjeu n’est donc pas d’interdire l’utilisation de l’intelligence artificielle, mais d’encourager les auteurs à préciser clairement leur démarche. Elle considère qu’un écrivain qui choisit de se faire accompagner par l’IA doit l’assumer et le mentionner, afin d’éviter toute ambiguïté auprès des lecteurs.
Elle rappelle également que la production d’un livre implique plusieurs acteurs, notamment l’auteur, le lecteur et la maison d’édition. Cette dernière joue un rôle essentiel dans la correction, l’appréciation du manuscrit, la conception et la publication de l’ouvrage.
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Abordant la question des ouvrages écrits à plusieurs mains, l’auteure insiste sur la nécessité de reconnaître la contribution de chaque participant. Elle souligne que certains livres sont le fruit de collaborations anciennes, parfois engagées depuis plusieurs années, et que les auteurs concernés doivent être associés à leur publication.
Elle estime ainsi que la décision de publier ne relève pas uniquement de l’auteur, mais doit également tenir compte du travail de l’éditeur et des autres contributeurs.
En dernière analyse, Ndeye Nogaye Babel Sow invite à dépasser les préjugés autour de l’intelligence artificielle et à promouvoir une littérature où innovation technologique, transparence et reconnaissance du travail intellectuel peuvent coexister.



