Le 1er septembre, le collège des délégués des travailleurs de l’Hôpital Principal de Dakar a exprimé son opposition au projet de gestion de la Polyclinique internationale de Dakar. Les représentants refusent que cette structure devienne autonome et séparée de l’établissement qui l’a portée depuis sa conception.
La contestation intervient alors que l’Hôpital Principal demeure au cœur de plusieurs investissements et marques de reconnaissance institutionnelle. Le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, y a renouvelé sa confiance au personnel lors d’une visite le 25 juin 2026. L’établissement avait par ailleurs reçu le Caducée d’or spécial du SYMEPS en janvier 2026, tandis qu’un projet de 15 milliards de FCFA pour un centre de traitement des grands brûlés a été lancé en mai. Pour les représentants du personnel, ces engagements renforcent l’enjeu du maintien de moyens suffisants au sein de l’hôpital.
La gestion autonome de la polyclinique est au cœur de la contestation. Selon le personnel, cette orientation instaurerait un fonctionnement parallèle au sein de l’Hôpital Principal. La structure, appelée à devenir un établissement hospitalier de niveau 4, doit plutôt renforcer les capacités de l’hôpital, conformément à sa vocation initiale, et s’inscrire dans la dynamique de modernisation déjà engagée.
L’intersyndicale, qui regroupe notamment le STC-HPD, le SUTSASHPD, le SACSASS-HPD et le CNTSHPD, s’inquiète aussi du déplacement progressif de ressources humaines et matérielles vers la polyclinique. Elle affirme que des travailleurs quittent peu à peu l’Hôpital Principal. Les syndicats évoquent également le retrait de certains équipements destinés à moderniser l’établissement, dont du matériel lié à la radiothérapie.
Les représentants du personnel estiment que cette évolution éloigne le projet de son objectif de départ et suscite des interrogations chez les travailleurs, les professionnels de santé et les citoyens. Ils demandent quel serait le sens d’une modernisation, alors que l’hôpital est appelé à porter de nouveaux projets, qui le priverait de moyens nécessaires à son fonctionnement. Les faits et les déclarations figurent dans un communiqué rapporté par Sud Quotidien et relayé par lactuacho.
Le collège des délégués maintient son opposition à toute gestion autonome qui, selon lui, fragiliserait l’Hôpital Principal. L’intersyndicale cite notamment le STC-HPD, le SUTSASHPD, le SACSASS-HPD et le CNTSHPD.
