Hausse des carburants : Idrissa Benjamin Sané charge Pastef et Amadou Ba

Idrissa Benjamin Sané s’en est pris à Pastef et à Amadou Ba dans le débat sur la hausse du supercarburant et du gasoil. Le journaliste-communicant, membre de Kiiray à Ziguinchor, rejette l’idée selon laquelle cette mesure opposerait le souverainisme à la dépendance envers les institutions financières internationales.

Idrissa Benjamin Sané accuse Pastef de présenter la question de manière trompeuse, estimant que le souverainisme ne suffit pas à garantir l’absence de hausse. Il rappelle également les propos de Mouhamadou Bamba Cissé, ancien ministre de l’Intérieur sous le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, qui avait évoqué une augmentation obligatoire des prix des carburants.

Le membre de Kiiray conteste aussi l’affirmation d’une hausse directement imposée par le Fonds monétaire international. Dans cette prise de position, Idrissa Benjamin Sané accuse Pastef de « démagogie de la pire espèce » et reproche à Amadou Ba de multiplier les critiques contre le pouvoir, selon des propos rapportés par exclusif.

Sur la souveraineté énergétique, il estime que la production nationale de pétrole ne permettrait pas au Sénégal d’échapper aux cours mondiaux. Il considère la décision gouvernementale comme un ajustement lié au conflit au Moyen-Orient, qu’il juge responsable d’un bouleversement des marchés.

Les tensions sur les prix mondiaux ont déjà pesé sur les finances publiques. Le 3 août 2026, le baril s’échangeait à 88 dollars, contre 64 dollars prévus initialement. L’État avait consacré 729 milliards de francs CFA aux subventions énergétiques en 2026, contre 412 milliards en 2025, et réalloué 687,2 milliards de francs CFA pour maintenir les prix à la pompe.

Idrissa Benjamin Sané demande toutefois au gouvernement de protéger les consommateurs. Il redoute que des commerçants et des transporteurs ne répercutent l’ajustement sur les denrées alimentaires et le transport, et appelle les autorités à empêcher une hausse généralisée des prix.

Il remet enfin en question les engagements de Pastef sur la renégociation des contrats miniers, en affirmant qu’Ousmane Sonko avait disposé de deux ans pour agir. Il soutient que le président Bassirou Diomaye Faye ne cédera pas aux pressions extérieures du FMI ou de la Banque mondiale.

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