Guy Marius Sagna visé par une enquête après la plainte de l’hôtel King Fahd

Une plainte de l’hôtel King Fahd a entraîné l’ouverture d’une enquête de la Division spéciale de cybersécurité concernant des publications de Guy Marius Sagna sur un incident survenu dans l’établissement.

La plainte de l’hôtel King Fahd porte notamment sur une présumée diffusion de données à caractère personnel et une possible violation du secret des correspondances. Le réceptif hôtelier conteste des messages publiés sur Facebook par le député, qui avait lui-même annoncé sur sa page Facebook avoir reçu une convocation de la Section de recherches de la gendarmerie pour une « affaire le concernant », sans en préciser la nature. Cette convocation ne permet toutefois pas, à ce stade, d’établir un lien avec la plainte de l’hôtel.

Guy Marius Sagna aurait décrit l’incident comme l’affaissement d’une dalle. Selon leral, la direction de l’établissement affirme, de son côté, qu’il s’agissait plutôt d’un décollement, estimant que la formulation retenue ne correspond pas à la nature des faits.

Le différend concerne également la provenance des informations publiées. Selon l’hôtel, le député se serait appuyé sur un courriel interne adressé au propriétaire de l’établissement, Racine Sy. L’hôtel rapporte ainsi que ce message aurait été porté à la connaissance de Guy Marius Sagna avant sa diffusion.

Les investigations doivent déterminer l’origine des informations, les circonstances de leur transmission et les éventuelles responsabilités liées à leur diffusion. Les faits restent à établir, puisqu’il s’agit d’allégations formulées dans le cadre d’une plainte.

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Un commentaire

  1. Chronique d’un naufrage sémantique au King Fahd PalaceAu King Fahd Palace, la maçonnerie est une science exacte, mais les relations publiques relèvent du grand art. Lorsque le député Guy Marius Sagna s’inquiète publiquement de voir le plafond de l’amphithéâtre s’inviter au rez-de-chaussée, la direction de l’hôtel ne sort pas ses truelles. Elle sort son dictionnaire.
    Pour le palace, point « d’affaissement de dalle ». Ce terme, trop lourd de sens (et de béton), est balayé au profit d’un élégant et poétique « décollement d’une infime partie de l’enrobé ». Une simple coquetterie architecturale causée par la pluie, en somme. Dormez tranquilles, chers clients, si le plafond vous frôle les oreilles, ce n’est qu’un caprice de la météo.
    Mais le véritable chef-d’œuvre de cette comédie tragique réside dans la riposte judiciaire. Impuissante face à l’immunité d’un député tenace, la direction a trouvé sa véritable urgence : la chasse à la taupe. Plutôt que de commander un audit structurel indépendant pour s’assurer que ses murs tiennent debout, l’hôtel préfère mobiliser la Division spéciale de cybersécurité (DSC).
    Le crime impardonnable ? Avoir fait fuiter un courriel interne destiné au propriétaire, Racine Sy. La priorité absolue de l’établissement n’est donc pas de réparer l’édifice, mais de traquer, dénoncer et licencier le salarié indiscret qui a eu l’audace de tirer la sonnette d’alarme avant le cataclysme.
    La manœuvre est aussi transparente que grossière : déplacer le débat du domaine de la sécurité publique vers celui du secret des correspondances. Au King Fahd Palace, on applique à la lettre le guide de gestion des crises modernes : si vous ne pouvez pas réparer la fissure, brisez le thermomètre et étouffez le messager.

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