L’escalade militaire qui embrase le Moyen-Orient depuis la fin du mois de février pourrait connaître un tournant. Alors que les affrontements impliquant les forces américaines, israéliennes et iraniennes se poursuivent, des tractations en coulisses esquissent un calendrier précis pour une éventuelle sortie de crise.
Selon les éléments rapportés par l’agence Anadolu, citant le quotidien israélien Yedioth Ahronoth, Washington a défini le 9 avril comme date cible pour mettre un terme aux hostilités. Cette échéance laisserait une fenêtre d’environ trois semaines pour mener de front les ultimes opérations militaires et les négociations. Des discussions entre les États-Unis et l’Iran sont d’ailleurs prévues dans le courant de la semaine au Pakistan, selon une source israélienne anonyme mentionnée par le journal.
La diplomatie américaine semble opérer avec une certaine indépendance sur ce dossier. Les responsables israéliens affirment ne pas avoir été informés par Washington des détails des contacts établis avec le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf. Cette dynamique s’inscrit dans le sillage des récentes décisions du président américain Donald Trump. Ce dernier a ordonné lundi la suspension, pour une durée de cinq jours, des frappes prévues contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes, évoquant des échanges « très bons et productifs » avec Téhéran au cours des dernières 48 heures.
Du côté iranien, la tenue de ces pourparlers est publiquement rejetée. Mohammad Bagher Qalibaf a formellement démenti l’existence de négociations avec les États-Unis, qualifiant ces informations de fausses nouvelles dont l’unique but serait de manipuler les marchés financiers et pétroliers mondiaux.
Sur le terrain, la situation demeure critique depuis le lancement, le 28 février dernier, d’une offensive conjointe américano-israélienne contre l’Iran. Le bilan de cette opération dépasse les 1 340 morts, incluant le guide suprême Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a multiplié les frappes de drones et de missiles visant le territoire israélien ainsi que plusieurs pays abritant des bases militaires américaines, notamment la Jordanie, l’Irak et divers États du Golfe, causant d’importants dégâts matériels et perturbant le transport aérien international.