Guerre en Iran : l’ONU chiffre l’exode civil et révèle la principale zone refuge choisie par les déplacés

L’offensive militaire menée par les États-Unis et Israël en Iran depuis la fin du mois de février a déclenché une crise humanitaire majeure. Face à l’intensification des bombardements, les agences onusiennes documentent un mouvement de fuite massif des populations.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a recensé jusqu’à 3,2 millions de personnes déplacées de force depuis le début du conflit le 28 février, soit entre 600 000 et un million de foyers iraniens. Ayaki Ito, responsable au sein du HCR, a précisé dans un communiqué que la majorité de ces civils quittent Téhéran et les grandes agglomérations pour chercher refuge dans le nord du pays et les zones rurales. Il a ajouté que cet effectif devrait s’alourdir avec la persistance des hostilités.

Sur le plan humain, les autorités iraniennes font état de plus de 1 300 personnes tuées à travers le territoire. Si Washington et Tel-Aviv affirment concentrer leurs opérations sur les dirigeants iraniens ainsi que sur les infrastructures militaires et nucléaires, Téhéran signale que des milliers de sites civils ont été touchés.

S’exprimant sur la chaîne Al Jazeera, le vice-ministre iranien de la Santé, Ali Jafarian, a indiqué que les équipes médicales font face à un afflux de victimes suite aux récentes frappes sur les zones urbaines. Il a souligné que les victimes sont majoritairement des civils, précisant que plus de 30 hôpitaux et établissements de santé ont subi des dommages.

Dans la capitale, de nouvelles explosions ont été entendues jeudi. Le correspondant d’Al Jazeera, Tohid Asadi, a rapporté que des immeubles résidentiels de plusieurs étages ont été détruits dans un quartier de l’est de Téhéran, nécessitant l’intervention des secouristes dans les décombres pour extraire des corps.

En riposte à ces attaques, l’Iran a lancé des salves de missiles et de drones vers des bases américaines situées au Moyen-Orient. Téhéran a également procédé à la fermeture du détroit d’Ormuz, un couloir maritime par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial. Selon nos informations, cette mesure a lourdement impacté la chaîne d’approvisionnement énergétique mondiale et les dynamiques diplomatiques régionales.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire