Le tribunal de Guédiawaye a rendu son verdict dans une affaire d’avortement clandestin impliquant deux anciens partenaires. Selon les éléments de l’enquête, F. Sylla a déclaré avoir entretenu une relation avec M. Al A. Niang depuis décembre 2025 et lui avoir annoncé sa grossesse quelques mois plus tard.
La jeune femme affirme que son compagnon avait initialement accepté d’assumer l’enfant avant de lui demander d’interrompre la grossesse. Elle soutient également avoir subi des pressions et des menaces, des accusations rejetées par le mis en cause.
Le 13 juin, F. Sylla aurait pris des médicaments destinés à provoquer une interruption de grossesse. Victime de complications, elle a été admise au Centre hospitalier Roi Baudouin de Guédiawaye, où elle a finalement accouché d’un bébé de sexe féminin qui n’a pas survécu. Le signalement de l’hôpital a conduit à l’ouverture d’une enquête, rapporte Dakaractu citant L’Obs.
À la barre, M. Al A. Niang a reconnu avoir entretenu une relation avec la prévenue, tout en niant toute implication dans l’avortement. Il a assuré avoir encouragé son ancienne compagne à garder l’enfant et a contesté avoir financé l’achat des médicaments.
Alors que le parquet avait requis un an de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA contre les deux prévenus, le tribunal a relaxé M. Al A. Niang au bénéfice du doute, faute de preuves suffisantes. F. Sylla a été reconnue coupable d’avortement clandestin et condamnée à six mois d’emprisonnement avec sursis.
