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Gouvernance du parapublic : Sonko interpelle les ministres et durcit le contrôle (circulaire)

Dans une lettre circulaire adressée aux ministres et secrétaires d’État, le Premier ministre Ousmane Sonko annonce un durcissement du dispositif de gouvernance du secteur parapublic, avec un accent marqué sur le contrôle, la transparence et la performance. Au sujet de la gouvernance du secteur parapublic, il met les ministres face à leurs responsabilités.

Dans ce document officiel, le chef du gouvernement rappelle que « le secteur parapublic constitue pour le Gouvernement un levier majeur de développement », justifiant ainsi l’adoption d’une doctrine de gestion plus rigoureuse, adossée à la loi d’orientation n°2022-08. L’objectif affiché est clair, «promouvoir la bonne gouvernance et les performances dans les organes dudit secteur ».

Le Premier ministre insiste sur une priorité accordée à « la supervision et au contrôle des entités », mais aussi à « la gestion efficiente des ressources budgétaires » et à « la maîtrise des effectifs, des recrutements et des rémunérations ». Il met également en avant une approche préventive, orientée vers « la gestion des risques stratégiques ».

Parmi les mesures phares, le document souligne le renforcement du contrôle interne, la généralisation des comités d’audit et de rémunération, ainsi que la clarification des responsabilités des organes dirigeants. « Des innovations importantes » sont également évoquées, notamment la participation d’administrateurs indépendants et l’encadrement plus strict des sanctions.

Dans une démarche pédagogique mais résolue, Ousmane Sonko appelle à des rappels réguliers « dans le sens d’une bonne application de la loi ». Il enjoint les autorités de tutelle à renforcer la veille stratégique et à veiller au respect strict des normes en vigueur afin de « prévenir les dysfonctionnements et irrégularités ».

La circulaire détaille une série d’obligations concrètes : étude d’opportunité avant toute création d’entité, conformité des statuts, contractualisation des performances, audits réguliers, mise en place de systèmes d’archivage et de contrôle interne, ou encore rationalisation des effectifs. Le Premier ministre va plus loin en demandant « l’audit des effectifs pour supprimer tous les postes superflus » et « la rationalisation et l’harmonisation des grilles de rémunération ».

Autre mesure notable : la suspension des systèmes de « car plan » pour l’achat de véhicules, ainsi qu’un encadrement renforcé des actions sociales et des dépenses budgétaires.

Dans le même élan, le chef du gouvernement annonce une réflexion sur les modèles d’organisation des entités du secteur parapublic, impliquant le ministère des Finances et le Secrétariat général du gouvernement.

Concluant sur une note d’exigence, Ousmane Sonko rappelle que « cet exercice de contrôle exige que chacun ait entière conscience de ses responsabilités », soulignant l’enjeu de « la rationalisation des dépenses publiques et de la stabilité sociale ». Il exige enfin des comptes sur l’exécution de ces instructions, auxquelles il dit « attacher le plus grand prix ».

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