Une frappe aérienne israélienne menée mercredi dans le quartier de Daraj, à Gaza-ville, a fait un mort et blessé le fils de Khalil al-Hayya, chef du bureau politique du Hamas et principal négociateur du mouvement dans les pourparlers indirects avec Israël. Au moins neuf autres Palestiniens ont également été blessés, selon des médecins cités par Al Jazeera.
Khalil al-Hayya a déclaré à Al Jazeera que son fils, Azzam, avait été « gravement blessé » dans cette attaque. Il a identifié la personne tuée comme étant Hamza al-Sharbasi. Dans une déclaration rapportée après la frappe, il a affirmé que ni la mort de leurs fils ni celle de leurs dirigeants n’intimideraient son camp.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, deux autres raids israéliens menés le même jour ont fait quatre morts supplémentaires. Dans le quartier de Zeitoun, au nord de Gaza-ville, trois membres d’une même famille ont été tués et plusieurs autres personnes blessées alors qu’elles tentaient d’installer une tente près de la mosquée Salah al-Din, d’après des médecins. Une autre frappe, près de la zone d’al-Mawasi au sud, a visé un véhicule et tué Naseem al-Kalazani, présenté comme le chef de la force anti-stupéfiants de Khan Younès.
Des médecins ont également fait état d’au moins 17 blessés dans cette attaque près d’al-Mawasi. Il n’y avait pas de commentaire immédiat de l’armée israélienne. De son côté, Taher al-Nono, responsable du Hamas et aide de Khalil al-Hayya, a dénoncé sur Facebook le ciblage d’Azzam al-Hayya, estimant que ces frappes renforçaient la détermination du négociateur.
Le Hamas a condamné ces bombardements, les qualifiant de violation flagrante du cessez-le-feu signé en octobre dernier. Le ministère de la Santé à Gaza affirme qu’au moins 837 Palestiniens ont été tués depuis ce cessez-le-feu et que 2.381 autres ont été blessés. Selon les mêmes chiffres, 72.619 personnes ont été tuées et 172.484 blessées dans le territoire depuis le début de la guerre lancée en 2023. Les Nations unies indiquent que les conditions de vie dans l’enclave restent critiques et que l’action humanitaire demeure limitée.
Plus tôt cette semaine, le cabinet de sécurité israélien s’est réuni pour discuter d’une reprise des opérations militaires, après le refus du Hamas d’accepter la demande israélienne de désarmement complet. Le mouvement palestinien maintient que la question de ses armes doit être traitée dans un cadre menant à la création d’un État palestinien, et réclame aussi l’arrêt de l’expansion du contrôle israélien à Gaza ainsi qu’une augmentation de l’aide humanitaire.