Une nouvelle frappe aérienne israélienne a visé un groupe de civils dans le nord de la bande de Gaza. Cet incident meurtrier s’inscrit dans un contexte de violations signalées du récent cessez-le-feu.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, l’attaque s’est produite près de la mosquée Al-Qassam à Beit Lahia. Les responsables locaux de la santé ont indiqué tard mercredi que cinq Palestiniens, parmi lesquels figurent trois enfants, ont perdu la vie. Les dépouilles ont été transférées à l’hôpital Al-Shifa de la ville de Gaza, qui a formellement confirmé leur réception.
Le Bureau des médias du gouvernement de Gaza affirme que 2 400 violations de l’accord de cessez-le-feu, instauré en octobre avec le Hamas, ont été commises par Israël. Ces infractions recensées comprennent des frappes ciblées, des arrestations, ainsi qu’un blocus limitant drastiquement l’entrée de vivres, de médicaments et de matériel de première nécessité pour les 2,4 millions de résidents.
Depuis l’entrée en vigueur de cette trêve parrainée par les États-Unis, le ministère gazaoui de la Santé a documenté au moins 786 décès imputés aux forces israéliennes. Pour ce seul mois d’avril, 32 victimes ont été comptabilisées, dont le journaliste d’Al Jazeera Mohammed Wishah, tué le 8 avril par une frappe de drone à l’ouest de Gaza.
Les agences internationales continuent de documenter les pertes civiles accumulées depuis le début du conflit. L’ONG Save the Children estimait en septembre dernier que plus de 20 000 enfants avaient été tués en deux ans. De son côté, ONU Femmes rapporte qu’en moyenne 47 femmes et filles ont perdu la vie quotidiennement, portant leur bilan à plus de 38 000 victimes entre octobre 2023 et décembre 2025.