La pression internationale s’intensifie pour réclamer une enquête indépendante à la suite d’une attaque meurtrière survenue dans le sud de l’Iran. Le bombardement d’un établissement scolaire a causé la mort de dizaines de jeunes élèves, provoquant l’indignation des instances onusiennes et soulevant des accusations directes quant aux auteurs de cette frappe.
Selon les éléments rapportés par Al Jazeera, l’attaque a ciblé une école primaire située à Minab, lors du premier jour de l’offensive menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Dans une déclaration officielle, un groupe d’experts des Nations Unies a dénoncé une grave atteinte aux droits fondamentaux, précisant que les principales victimes sont 165 fillettes âgées de 7 à 12 ans. Ces spécialistes exigent une investigation urgente, indépendante et effective, rappelant qu’aucune justification militaire ne peut excuser la mort d’enfants dans une salle de classe.
Sur le plan des responsabilités, de premiers éléments matériels orientent les soupçons vers Washington. Des enquêtes distinctes publiées par l’agence Reuters et le New York Times, s’appuyant sur des responsables américains et des images satellites, suggèrent que les forces armées sous l’administration de Donald Trump seraient à l’origine de ce bombardement. Les données indiquent que la cible visée était une base navale adjacente opérée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). L’ambassadeur de l’Iran à l’ONU, Amir Saeid Iravani, a pour sa part affirmé que l’établissement scolaire a été délibérément détruit lors de ces opérations.
Face à ces rapports, la Maison Blanche a réagi par l’intermédiaire de son attachée de presse, Karoline Leavitt. Elle a déclaré que le département de la Guerre et les forces armées des États-Unis ne ciblent pas les civils, tout en confirmant que Washington examine actuellement l’incident. Le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Turk, a insisté sur la nécessité d’une transparence totale, soulignant que des erreurs manifestes ont été commises et que l’établissement des responsabilités est absolument critique.
Ce drame s’inscrit dans un contexte de violences intenses, marqué notamment par l’escalade militaire régionale qui a suivi l’assassinat d’Ali Khamenei. Selon les médias d’État iraniens, les hostilités ont déjà coûté la vie à au moins 1 332 personnes. En réponse à l’accumulation des pertes civiles, l’organisation de défense des droits humains DAWN, basée aux États-Unis, exhorte l’Iran à accorder à la Cour pénale internationale (CPI) la compétence pour enquêter sur les crimes commis sur son territoire depuis le début du conflit.