Assassinat de Khamenei en Iran : Téhéran frappe 27 bases militaires face à une communauté internationale fracturée

La mort du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors de frappes menées par les États-Unis et Israël, a déclenché une vague de représailles militaires et une intense activité diplomatique. Alors que Téhéran met ses menaces à exécution, les réactions internationales mettent en lumière une fracture béante entre les différentes puissances mondiales.

Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, l’Iran a d’ores et déjà entamé sa riposte. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir visé 27 bases militaires au Moyen-Orient abritant des troupes américaines. Ces frappes ciblent des installations américaines et israéliennes réparties dans plusieurs pays de la région, notamment au Qatar, aux Émirats arabes unis, au Koweït, à Bahreïn, en Jordanie, en Arabie saoudite, en Irak et à Oman. Face à cette escalade, plusieurs États ont procédé à la fermeture de leur espace aérien.

Sur le plan diplomatique, l’urgence est de mise. Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se réunissent ce dimanche par visioconférence pour aborder la crise. En parallèle, les chefs de la diplomatie des 27 États membres de l’Union européenne tiennent des pourparlers d’urgence, consécutifs à une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies organisée tard samedi.

À Téhéran, le président Masoud Pezeshkian — qui assure actuellement l’intérim du pouvoir au sein d’un conseil provisoire — a qualifié l’assassinat du Guide suprême de « déclaration de guerre ouverte contre les musulmans ».

Du côté des alliés occidentaux, le ton est aux antipodes. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a félicité le Premier ministre Benjamin Netanyahu, affirmant que « l’axe du mal a subi un coup mortel ». Aux États-Unis, Donald Trump a mis en garde l’Iran contre toute nouvelle riposte, menaçant d’utiliser une force inédite si les attaques se poursuivaient. Au Royaume-Uni, le ministre de la Défense John Healey a déclaré que « personne ne pleurera » la mort d’Ali Khamenei, soulignant que sa priorité reste la protection du personnel britannique. Pour Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, cet événement marque « un moment décisif » ouvrant la voie à un Iran différent.

À l’inverse, plusieurs capitales ont fermement condamné l’opération israélo-américaine. Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé un « assassinat cynique » en violation du droit international, adressant ses condoléances à Téhéran. Pékin a également fait part de sa ferme opposition, qualifiant la frappe de violation grave de la souveraineté iranienne et appelant à l’arrêt immédiat des opérations militaires.

Des mouvements et gouvernements alliés de l’Iran ont joint leurs voix à ces condamnations. Le Hamas a évoqué un crime odieux, tandis que les dirigeants houthis au Yémen ont dénoncé une violation flagrante des lois internationales. Enfin, la Corée du Nord a fustigé une « conduite de gangsters », qualifiant les frappes d’acte d’agression illégal.

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