Le président français Emmanuel Macron a réuni ce vendredi à Paris les représentants des groupes politiques de la Nouvelle-Calédonie pour aborder l’avenir institutionnel de l’archipel. Cette reprise des discussions au palais de l’Élysée s’est déroulée en l’absence notable du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui a décliné l’invitation.
Lors de ses propos introductifs, le chef de l’État a exprimé ses regrets face à cette chaise vide, tout en réaffirmant sa volonté de trouver un chemin d’avenir incluant toutes les parties. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Emmanuel Macron a insisté sur la grande responsabilité des participants présents pour sortir le territoire de l’incertitude politique. L’objectif affiché par l’exécutif est de remettre en mouvement le cadre défini par l’accord de Bougival du 12 juillet 2025, que l’État considère toujours comme une base de travail solide, bien que le FLNKS conteste ce processus et réclame de nouvelles bases de négociation.
Le président de la République a rappelé que ce compromis avait été qualifié d’historique et s’inscrivait dans la continuité des trois référendums ayant confirmé le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République française. Il a également évoqué les violences survenues en mai 2024, soulignant la nécessité d’une reprise du dialogue « en bon ordre » pour éviter toute nouvelle impasse. France : Emmanuel Macron tente de relancer le dialogue sur la Nouvelle-Calédonie sans le FLNKS
Malgré les tensions et le refus des indépendantistes de reconnaître le consensus de Bougival, Emmanuel Macron a assuré qu’il ne s’agissait pas de repartir de zéro. Il a appelé à un travail de clarification pour identifier les convergences et les désaccords. Parallèlement aux enjeux institutionnels, les discussions doivent porter sur un pacte de refondation économique et social, jugé crucial pour la reconstruction du territoire. Le chef de l’État a conclu en précisant que l’avenir institutionnel de l’archipel se jouerait devant le Parlement dans les prochains mois, appelant à sortir d’une incertitude trop longue sans passage en force.