La nomination de Moussa Sarr à la présidence du conseil d’administration du Fonds de développement des cultures urbaines (FDCU) ne fait pas l’unanimité dans le milieu artistique. Red Black vonteste ce choix et veut un président issu du hip-hop.
Le rappeur Red Black estime que cette responsabilité devrait être confiée à un acteur issu du mouvement hip-hop, compte tenu du rôle joué par les artistes dans la création et la structuration de ce fonds.
Ainsi, la décision de nommer Moussa Sarr à la tête du conseil d’administration du Fonds de développement des cultures urbaines continue de susciter des réactions dans le secteur culturel.
Pour Red Black, le choix du président du conseil d’administration aurait dû davantage tenir compte de l’histoire et des réalités du mouvement hip-hop.
L’artiste-rappeur rappelle que les acteurs du hip-hop ont été fortement impliqués dans les démarches ayant conduit à la mise en place de ce mécanisme de financement destiné à accompagner les cultures urbaines.
À ses yeux, cette implication historique devrait également se traduire dans la gouvernance du Fonds.
« Il faut quelqu’un qui est du milieu hip-hop pour pouvoir diriger cette mission », plaide Red Black.
Pour le rappeur, la gestion du FDCU nécessite une connaissance approfondie des réalités du secteur, de ses acteurs, de ses contraintes et de ses besoins.
Il estime ainsi qu’un professionnel issu du mouvement serait davantage en mesure de comprendre les attentes des artistes et de défendre efficacement les intérêts des cultures urbaines.
Au-delà de la personne nommée, Red Black pose donc la question de la représentativité des acteurs culturels dans les instances de décision.
Une présence accrue des professionnels du hip-hop dans la gouvernance du Fonds permettrait, selon lui, de mieux prendre en compte les spécificités d’un secteur qui a largement contribué à l’essor des cultures urbaines au Sénégal.
