FMI et gouverneurs africains prévoient 4,5 % de croissance malgré les chocs mondiaux

Les gouverneurs africains veulent que les ressources du continent profitent davantage à ses habitants. À Bangkok, les participants ont plaidé pour des dispositifs fiscaux plus modernes, efficaces et équitables, afin d’accroître les recettes publiques et de renforcer le civisme fiscal.

Une collecte plus solide, associée à des dépenses mieux ciblées, pourrait soutenir les familles les plus exposées, couvrir les besoins de développement et améliorer la capacité à résister aux dérèglements climatiques. Les participants jugent aussi nécessaire que les pays africains continuent de recevoir des financements à coût abordable et des compétences techniques venues de l’extérieur.

La réunion s’est tenue à Bangkok, en Thaïlande, pendant les Assemblées annuelles 2026 de la Banque mondiale et du FMI, organisées du 12 au 18 octobre. Seedy Keita, ministre gambien des Finances et des Affaires économiques et président du Groupe des gouverneurs africains, ainsi que Kristalina Georgieva, ont reconduit leur partenariat pour aider le continent à faire face aux chocs mondiaux.

La croissance africaine est attendue à 4,5 % en 2026 et l’inflation à 9,3 %, un niveau encore élevé. Ces estimations figurent dans une déclaration commune que le FMI a rendue publique le 14 octobre. Le document mentionne notamment les répercussions de la guerre au Moyen-Orient dans le contexte mondial.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Un commentaire

  1. Il faut arrêter avec cette bonne blague des taux de croissance de 4 ou 5 %, brandis comme un croissant chaud servi au petit-déjeuner. Pour une grande partie de la population, cette croissance ressemble davantage à une gâterie indigeste qu’à une véritable amélioration du quotidien.
    Une croissance qui ne se traduit ni par une baisse du coût de la vie, ni par un renforcement du pouvoir d’achat, ni par davantage d’opportunités pour les citoyens finit par leur faire perdre complètement l’appétit. Les statistiques peuvent se réjouir, mais les ménages, eux, continuent de porter le poids d’une économie qu’ils perçoivent comme de plus en plus lourde.
    Alors, cessons de nous rabâcher ces pourcentages à longueur de journée. Tant que cette croissance ne se reflétera pas concrètement dans le panier de la ménagère, sur les factures, dans les emplois et dans le niveau de vie des familles, elle restera une belle performance sur le papier et une maigre consolation dans la réalité.

Laisser un commentaire